J'ai assisté à la séance "Des Vendredis du Maire" du 06 Avril 2018

 

Le 6 avril dernier, le Maire renouait avec « les Vendredis du Maire », tombés dans les oubliettes depuis plus de 6 ans, mais qui reprennent du service à point nommé, une manière élégante et discrète, d’être le premier à tirer le coup d’envoi de la campagne électorale des prochaines municipales.

En préambule, Stephan Rossignol s’est lancé dans un long monologue, marqué par l’autosatisfaction de sa gestion depuis 10 ans, pendant lequel il a essayé de convaincre, de persuader, avec ses certitudes, que ses projets étaient l’avenir de La Grande Motte. Concernant le projet ville/port, ses arguments sont difficilement recevables. Il cite en exemple le fait que les employés municipaux ne peuvent pas se loger à La Grande Motte. Je ne pense pas que le prix du m2 soit plus abordable dans les futures constructions autour du port. Quant à l’obtention d’un logement social, il est lié au revenu et, souvent un couple avec 2 salaires dépassent le plafond très encadré, de plus, lors des commissions d’attribution par les services sociaux, La Grande Motte n’a aucune priorité et a bien du mal à faire entendre sa voix !

 

Au bout de 40 minutes d’exposé, le Maire a enfin laissé la parole aux participants. Les problèmes évoqués concernaient essentiellement : les nuisances sonores générés par les plages privées, les sorties tardives de La Dune et le tapage nocturne qui s’en suit. La prolifération des moustiques, véritable problème de santé publique, je passe sur les nuisances occasionnées par les lapins, les canards, les goélands et autres volatiles ! Les quartiers oubliés par l’entreprise Nicollin en termes de propreté. Les poubelles qui débordent, sans parler des encombrants qui jonchent certaines rues et ce de manière quasi permanente, l’entretien des espaces verts, mais aussi l’intervention de commerçants qui ont vu leurs terrasses dévastées par l’épisode neigeux et qui, double peine, doivent déposer un permis de construire à quelques semaines de la saison.

 

 Autres scandales : Le terrain de camping derrière les peupliers de la Mer, encombré de monceaux de gravats, terrain qui doit être vendu, puisque devenu inconstructible par le PPRI (Plan de Prévention du Risque d’Inondation). La piste cyclable inondée sur la liaison LGM-Carnon impraticable et fermée pendant plusieurs mois. Le Maire s’est voulu malgré tout assez persuasif dans ses réponses, il a pris note des doléances des uns et des autres et, pour plus d’information il a fait intervenir Mr Jean-Michel Weiss pour la Police Municipal, Patrick Thiebault pour les espaces verts et Sophie Reynaud pour l’urbanisme, tous au service de la collectivité avec compétence. Malheureusement, on sait que ça n’est pas d’un coup de baguette magique que ces éternels problèmes vont se régler. Avec toute la bonne volonté du monde, comment être sûr que les plages privées respecteront le cahier des charges, ce ne sont pas les amendes dérisoires qui leur font peur, et le préfet prononce rarement une fermeture administrative !

 

Pour ce qui est de la propreté négligée de notre cité, l’entreprise Nicollin allègue qu’elle n’a pas assez de personnel, mais quand elle répond à l’appel d’offre pour l’attribution du marché de la propreté de la ville, sur le papier, il est annoncé qu’elle dispose de tous les moyens nécessaires pour remplir le contrat, tant en personnel qu’en matériel, chercher l’erreur ! Ses méthodes de gestion ne doivent en aucun cas interférer sur son obligation de résultat, à la ville aussi d’effectuer un contrôle plus rigoureux sur le terrain !

 

Quant à la piste cyclable LGM-Carnon, le Maire a carrément botté en touche, invoquant l’entière responsabilité du Maire de Mauguio-Carnon Mr Yvon Bourrel, en soulignant qu’à plusieurs reprises il l’avait sollicité pour remédier à ce problème. Quand on utilise cette piste cyclable, et j’encourage le Maire à le faire, on se rend compte que ce n’est pas un problème d’entretien, ni quelques branches qui dépassent ou des amas de sables sur la piste qui sont en cause. Le problème majeur est que la piste et les parkings sont inondés pendant plusieurs mois. Le niveau d’eau est tel, qu’il tangente parfois celui de la 4 voies. Il ne faut pas être bien malin pour comprendre que d’avoir minéralisé donc imperméabilisé toutes ces surfaces de ce parking empêche l’absorption naturelle de toute cette eau. La volonté de protéger la dune du front de mer, enfin je l’espère, en supprimant la RD 59, semble avoir créé d’autres problèmes, que le Maire de Mauguio-Carnon ne devrait pas être le seul à supporter. La responsabilité de la Communauté d’Agglomération, dont notre Maire est président, doit être engagée pour résoudre ce problème, car pendant ces nombreux mois de fermeture, aucun accès à Carnon n’est possible en vélo, puisque, rappelons-le, les voies le long du canal sont interdites à leur circulation.

 

Le Maire est donc venu au contact des grand-mottois, mais aura-t-il convaincu ? Tous ces problèmes sont récurrents et n’ont jamais véritablement été résolus. Elu depuis 10 ans, comment peut-il raisonnablement faire croire que les choses vont s’arranger rapidement en peu de temps ? C’était la première réunion d’une longue série, mais d’ici 2020 le Maire, à priori candidat, va devoir tenir la distance avec ces « Vendredis du Maire »,  car, gageons qu’en se rapprochant de l’échéance électorale, ces rendez-vous prendront vraisemblablement et malheureusement l’allure de règlement de comptes, ce que personnellement je ne souhaite pas, mais que je redoute,  surtout quand je vois le profil affiché sur les réseaux sociaux de certain candidat.

 

                                                                                                                                                  Sylvie BERGER

 

 

 



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Retour sur ce dernier Conseil Municipal

 

 

 

Le plat de résistance de ce conseil consistait essentiellement dans le vote du budget. La section de fonctionnement n’amenait que peu de remarques car malgré une hausse constante des charges à caractère général, on peut considérer la volonté de la municipalité de mener enfin une politique d’économies. Economies qui ne doivent pas se faire sur le dos du contribuable grand mottois, en diminuant la qualité du service public, car une chose est sûre, nos impôts augmentent d’années en années. Je faisais remarquer que la ville avait vendu 3 terrains pour un montant de 1 390 000 €. Recette à caractère exceptionnelle qui correspond à une perte de foncier, mais qui vient à point nommé équilibrer une section d’investissement peu ambitieuse, sans projet structurant et qui concerne essentiellement de l’entretien.

 

Le budget de l’office est en perpétuelle augmentation, alors qu’il n’y a plus de spectacles donc plus de dépense en « cachets », des animations en baisse, un carnaval en perte de vitesse, une forêt magique « hasbeen » qui au fil des ans, perd de sa magie, le projet des 50 ans de la ville peut être assimilée à une petite fête de village sans évènement majeur mais dans lequel le Maire a quand même réussi à coller la présentation de son projet ville/port ! Bref un office qui n’innove plus ! Quant aux animations avec des partenariats locaux, j’ai rencontré des commerçants du quai d’Honneur qui m’ont fait part de leur « ras le bol » et ont porté à ma connaissance un courrier des commerçants de tous quartiers remis au Maire, qui exprime leur mécontentement et leur refus de participer à des réunions où ils ne sont pas entendus. On peut se demander quelle feuille de route a été fixée à l’office pour l’avenir de La Grande Motte que le maire voudrait : « quinqua-conquérante ».

 

L’élue en charge du tourisme me répondait que l’office redéployait son budget vers plus d’animations et moins de communication, qu’ils s’étaient rendu compte du mécontentement général ! Il était temps ! Je relevais néanmoins des dépenses en augmentation et en totale contradiction avec ce postulat notamment sur les comptes « divers » véritables fourretout, et sur les dépenses de foires / expo en augmentation pour + de 9000 € et pour lesquelles lors de ce conseil, personne n’a été en capacité de me donner les raisons de cette augmentation ! D’où l’intérêt d’une commission finances qui permet, en amont, de décortiquer le budget avec les agents de la collectivité véritablement compétents en la matière.

 

Concernant les subventions aux associations 2 points ont retenu mon attention. J’étais surprise que le baseball n’ait que 500 € alors que le club avait demandé 1000 €, je trouvais la subvention peu importante au regard des résultats : champion de France et Vice-champion d’Europe, d’autant qu’une association comme « Au Fil du Temps » touche 2 fois plus ! On peut s’interroger quelquefois sur les critères d’attribution. Le 2ème point fera l'objet d'une prochaine information sur ce site.

 

                                                                                                                                              Sylvie Berger



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Entre déchets verts et concessions de plage : les méandres municipaux

 

 

         Après cette période grand-mottoise de souhaits et de vœux en tous genres, qui, nous l’espérons se réaliseront pour la plupart d’entre nous, saluons le retour à la raison du maire et de son équipe concernant la collecte des déchets verts. Nous avions, lors d’un entretien, alerté le Directeur Général des Services (Mr Careil à l’époque) sur la difficulté de mise en œuvre de la nouvelle procédure de collecte pour les administrés, essentiellement dans le quartier des villas,  suite à la suppression des points de collecte centralisés. En conséquence de quoi et après avoir écouté notre proposition, celle-ci s’était soldée par une fin de non-recevoir. Le temps aidant, Il est heureux que nos élus se soient enfin rendu compte du volume considérable des déchets verts à collecter, même en hiver, et que cela n’était pas du fait du soi-disant dépôt sur les aires dédiées par des entreprises étrangères à La Grande Motte. C’est ce qui avait était invoqué lors de cette réunion pour motiver le changement de procédure (voir notre article sur ce même site). Preuve que l’opposition toujours fustigée par le Maire pour son manque de proposition et sa critique systématique, peut aussi avoir des arguments qui se révèlent constructifs au final. Merci Monsieur le Maire d’en prendre acte !

          Mais comme tout n’est pas rose au royaume de La Grande Motte, je souhaiterais revenir sur le conseil du 20 décembre 2017, et notamment sur l’attribution des lots de plages.

        Le 16 octobre la commission d’attribution de délégation de service public (DSP) se réunissait afin de présenter à ses membres l’analyse des offres effectuée par nos services de manière à éliminer les dossiers incomplets ou non conformes sur l’attribution de ces lots.

          On nous informait également, qu’une phase de négociation s’ensuivrait avec les candidats qui étaient en concurrence sur un même lot en parfaite adéquation avec le code des marchés publics. A l’issue de cette phase de négociation, j’ai reçu en tant que membre de la commission, un rapport écrit m’informant que tel candidat avait été retenu ou pas. Cependant la lecture de ce rapport a suscité pour moi de nombreuses interrogations.

Lors du conseil j’ai donc exprimé le regret que ce rapport n’ait pas été présenté à la commission dont je fais partie. J’aurais souhaité  poser certaines questions auxquelles le maire aurait pu répondre en toute liberté. Par exemple : quelles sont les personnes qui ont mené les auditions des candidats ? Mais aussi :  pourquoi avoir choisi tel candidat plutôt qu’un autre sur un même lot ?

          Les motifs invoqués sur le rapport écrit méritaient quelques éclaircissements que la commission était en droit d’attendre. Je ne doute pas de la légalité, ni de l’honnêteté avec lesquelles les auditions ont été menées, mais j’aurais souhaité que la commission en soit informée directement lors d’une réunion officielle. Je rappelle que je n’ai aucun état d’âme sur le choix des candidats tant qu’ils respectent La Grande Motte, sa quiétude, sa sécurité et son image. Mais en tant que membre de l’opposition faisant partie de cette commission j’ai nettement l’impression d’avoir été laissée à la porte et je m’interroge sur l’utilité de ma présence à celle-ci, si ce n’est par obligation légale. 

          Je précise que les remarques que j’évoque ici ont été exprimées dans le cadre du conseil municipal et en présence du public. Il n’y a donc aucune atteinte à la confidentialité, comme on a pu me le reprocher dans un courrier me sermonnant en termes choisis, sur la rédaction d’un article paru sur ce même site concernant le jury de concours du projet ville/port, (voir article du 15 novembre 2017).

          Je m’étais bornée à reprendre la procédure sans vouloir remettre en cause les modalités d’analyse, sans citer aucun nom ni entreprise, à part l’Or Aménagement, dont tout le monde sait que cette société mène, depuis le début, les études sur ce projet. Alors que dire du Maire, qui ne s’est pas gêné pour se servir des propos tenus lors de cette réunion, et dans un cadre confidentiel par Mr Gineste Architecte garant de l’esprit de Jean Balladur, pour « vendre » son projet lors d’une réunion du Comité Local des Usagers Permanents du Port (C.L.U.P.P.)On peut d’ailleurs s’étonner à cette occasion de la position étrange du représentant des plaisanciers, favorable au projet devant le Maire, alors qu’il fait partie d’une association qui se bat contre ce projet depuis sa création ! Chercher l’erreur ! De plus un article était  paru dans Midi Libre sur le sujet. Se pourrait-il qu’il y ait à La Grande Motte 2 poids 2 mesures sur la liberté d’expression des élus, voire une approche très particulière de la démocratie ?



Ajouté le 25/02/2018 par Le Lien - 0 réaction

Projet Ville/Port : mauvais rêve où réalité ?

 

Le mercredi 25 octobre 2017, le jury de concours se réunissait pour choisir les 4 cabinets d’architectes qui présenteront leurs projets d’aménagement en mars 2018, un seul sera sélectionné pour assurer l’extension du port, la requalification des espaces publics et la reconstruction de la zone technique nautique.

Tous les membres de la commission d’appel d’offre dont je fais partie, sont membres de droit du jury de concours, c’est pourquoi J’étais convoquée pour prendre part à cette réunion. En préambule je rappelais la position de notre équipe de l’Association Agir Pour l’Avenir, afin d’expliquer mon abstention lors du vote. Nous sommes contre ce projet pour les raisons évoquées ci-après, il ne m’était donc pas possible de voter pour ou contre l’un des 26 candidats.

 

 Le projet ville/port est critiquable à bien des égards :

  • Le déplacement et l’agrandissement de la zone technique, qui est en réalité une zone industrielle du fait que des bateaux y sont construits, pose problème. Cette zone va se rapprocher d’habitations avec des risques de rejets polluants, et la construction de hangars, avec pour certains plus de 10 mètres de hauteur, va considérablement défigurer le port. De plus la construction de la station de pompage de la thalasso-thermie sur le parking Justin, d’une surface prévue entre 250 à 450 m2 et d’une hauteur non définie, sera, elle aussi une verrue à l’horizon.
  •  Lors de l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme), la direction des affaires culturelles avait rappelé : « la fermeture du panorama du port serait inopportun et contraire à la composition d’origine de Jean BALLADUR » à méditer par nos élus qui se réfèrent souvent à sa pensée, mais qui, concrètement la malmènent et ne la respectent pas.
  • A la place de la zone technique déplacée, est prévue la construction de 500 logements, dont 30 % de logements sociaux, induisant automatiquement une modification du prix au m2 ouvrant la porte de la spéculation immobilière. A moins que la ville ne brade ses terrains, le prix au m2 risque de flamber dans ce secteur résidentiel. Le maire s’appuie sur le rajeunissement de la population pour « vendre » son projet, mais ce ne sont pas des jeunes ménages qui pourront acquérir ces appartements d’un coût élevé.

Quant au budget, d’un montant annoncé de 42,8 millions d’euros HT, il n’est pas bouclé. Il manquerait au moins 12 millions d’euros.  L’état participerait pour 100 000 euros seulement, ce qui montre le peu d’intérêt soulevé par ce projet. La région, malgré ses divers et successifs effets d’annonce, depuis de nombreuses années par le biais de ses différents présidents, ne s’est toujours pas clairement engagée.  

Mais en fait, qui peut réellement penser que cette enveloppe budgétaire correspondra « in fine » au coût réel de l’opération. Il est certain que ce budget sera largement dépassé. Ce chantier d’envergure devra engager des moyens colossaux pour s’adapter aux aléas thermiques et géologiques propres au milieu maritime, attendons-nous à voir fleurir des avenants en plus-values tant en phase d’étude qu’en cours d’exécution. Se posera alors le financement de ces débordements budgétaires. Il est évident que les grand-mottois devront encore payer pour un projet qu’ils n’ont pas validé.

 Le PLU devra être révisé, car le maire n’avait pas inclus ce projet reculant devant l’hostilité des grand-mottois.  Reste un problème majeur, l’état n’a toujours pas transféré la propriété des terrains de la zone portuaire à la ville, pas de transfert pas de projet, et pourtant les « chères » études se poursuivent.

Lors de cette réunion d’analyse, les 26 dossiers ont été balayés au pas de courses en 3 H 30, en fait l’analyse technique avait été réalisée en amont par l’Or Aménagement (Société d’Aménagement dont la communauté d’         agglomération est actionnaire majoritaire), il aurait été difficile de faire cette analyse lors de cette réunion, tant les critères sont complexes et les dossiers nombreux, sans compter que certains membres n’avaient aucune compétence technique en la matière. Heureusement des techniciens, des architectes étaient présents, et ont pu donner des conseils avisés pour le choix des candidats.

La réalité, c’est le nombre incalculable d’études effectuées dans le cadre de ce projet, pour un montant tout aussi incalculable dont personne n’a fait le bilan, mais que les grand-mottois paient et continueront à payer tout en étant pour beaucoup  contre ce projet.

Comme le rappelait Jean Balladur : « le port et son environnement dans son contexte architectural est une œuvre finie ». Tout réaménagement majeur serait donc une atteinte à sa mémoire et à sa création.



Ajouté le 15/11/2017 par Le Lien - 0 réaction

 

Résumé du dernier Conseil Municipal du 12 Avril 2017 et de  mon intervention sur le rapport financier du cabinet "Finances Actives"

 

Pour commencer : un petit rappel.

 

En 2014 alors que la campagne pour les municipales battait  son plein, nous avions en tant que membre de l’opposition, demandé au maire le rapport  établi par le bureau d’études « Finances Actives » concernant l’état des finances de la ville. Ce n'est qu'après de multiples interventions et notamment auprès du tribunal administratif que le document nous a enfin été remis. A sa lecture nous avons vite compris ce manque de réactivité de la part de notre édile… La situation financière  était catastrophique et aurait sans nul doute influencé le résultat des dernières élections municipales, alors que depuis 2008, nous mettions en garde le maire sur la nécessité de mener enfin une politique d'économies budgétaires dans une volonté de protéger le contribuable grand-mottois.

La situation des finances de la ville était critique avec une augmentation constante des charges de fonctionnement, une absence d'autofinancement dégradant nos capacités d’investir et une situation financière également dégradée masquée par des recettes exceptionnelles, car qui dit recettes exceptionnelles (exemple vente de terrains), dit aucune ressource de même nature à moyen et long terme.

Nous avons donc demandé récemment le nouveau rapport établi par cet organisme indépendant « Finances Actives » pour la période qui nous intéresse aujourd'hui, il nous a été remis, cette fois, dans un délai convenable et sans problème, il faut dire que la situation actuelle est bien différente qu'en 2014.

Quoiqu'il en soit après avoir reçu et pris connaissance des éléments en notre possession nous avons pu constater que : soit par nos préconisations incessantes, soit par l'électrochoc des baisses substantielles des dotations budgétaires de l'état, la situation financière de la ville s'était améliorée. Les dépenses de fonctionnement semblent maîtrisées sauf celles de la masse salariale, c’est-à-dire du personnel (alors que de nombreux services et équipements ont été transférés à l'agglomération avec du personnel). On peut donc raisonnablement considérer que la situation actuelle est meilleure en espérant toutefois que ces efforts ne nuisent pas au service public, car il est bon de préciser en matière d’emploi municipal que le « service public » a comme mission un « service au public » , ce qui ne semble pas être le cas  concernant, entre-autre,  la collecte des déchets verts.

A ce stade de mon intervention je souhaite faire une mise point : mon analyse en tant que membre de l’opposition qui se veut constructive,  n'a rien de complaisante, ce n'est qu'une question d'honnêteté, je n'ai pas été élue pour être une marionnette au conseil municipal, et être systématiquement contre tout, en ayant comme seul objectif je ne sais quelle vengeance personnelle à assouvir. Mon rôle dans l'opposition doit être rationnel, même si je dois le dire, on ne m'en donne guère les moyens. Je continuerai pourtant à  être au service des grand-mottois avec honnêteté et discernement, je le dois à mes électeurs.

Pour en finir avec cette analyse financière on constate néanmoins une pression fiscale en progression (regarder et comparez votre feuille d’impôts locaux depuis plusieurs années), avec une dégradation probable en fin de ce mandat du fait d'un important recours à l'emprunt pour financer les investissements  qui n'aura d'autre effet que de laisser au prochain maire une situation financière difficile avec une marge de manœuvre extrêmement réduite pour mettre en place une politique nouvelle et ambitieuse pour La Grande Motte. De toute façon ce choix politique vous est soumis et cela mérite une prise de conscience de nos concitoyens. Sachez que je suis vigilante sur les actions de l’équipe municipale et, bien sûr, ne manquerai pas de vous en faire les commentaires.

Quant au résultat du premier tour des élections présidentielles sur La Grande Motte, il traduit toujours un fort électorat à droite, mais hélas un peu dispersé, avec les conséquences comme l’écrivait La Fontaine dans son poème sur les Voleurs et l’Ane :

 

« Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron

De nul d'eux n'est souvent la Province conquise :
Un quart Voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du Baudet 
»

 

Quel visionnaire… On y est !

                                                                                                                                              Sylvie BERGER



Ajouté le 26/04/2017 par le lien - 0 réaction

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