Le Maire et la folie des grandeurs

 

Après cette période festive où chacun et chacune ont pu se détendre nous revenons aux affaires et particulièrement celles de notre ville

La majorité des candidats aux futures élections présidentielles prône avec insistance une mise en œuvre d’une politique d’économie en matière de dépenses, particulièrement sur celle des effectifs des collectivités territoriales.

A La Grande Motte on a tout faux. En effet, notre maire, ne tenant pas compte de ces directives, particulièrement évoquées par son candidat préféré pour les présidentielles, a encore fait une inflation des effectifs de la mairie, et pas des moindre celle des directeurs.

Que se passe-t-il ?

Le Directeur Général des Services en place vient de prendre sa retraite bien mérité, donc on envisage son remplacement : logique ! Mais il faut savoir qu’un DGS est un cadre d’une catégorie élevée ayant une formation et une expérience poussée en matière de gestion administrative.

Que décide le maire, ça n’est pas de recruter une personne de cette compétence, mais de mettre son Chef de Cabinet à ce poste. Lequel chef de cabinet n’ayant absolument pas la formation et l’expérience administrative pour cette fonction mais, malgré tout, bénéficie du grade de la fonction publique le plus élevé c’est-à-dire « Cadre A échelon maximum ». Estimons son salaire annuel de l’ordre de 120.000 euros par an !

Mais alors comment faire pour que ce nouveau DGS ex chef de cabinet puisse exercer avec compétence sa fonction ? Eh bien, on vous le donne en mille, on embauche un nouveau directeur pour l’assister ayant le titre de Directeur Général des Services Adjoint (DGA) à compétence administrative, poste lui aussi au grade identique mais d’indice légèrement inférieur, estimons le salaire nouveau que les contribuables grand-mottois devront prendre à charge de l’ordre de 100.000 euros par an.

Bien sûr le poste de Directeur de Cabinet laissé vacant par le DGS sera occupé par la Directrice de la Communication qui couvre en même temps les deux fonctions, cela devrait aussi mériter augmentation de salaire…

Bref, notre ville semble vraiment être un modèle de bonne gestion… Rappelons quand même que les effectifs comportent maintenant :

- Un   Directeur Général des Services

- Un   Directeur des Services Adjoint

- Une Directrice de Cabinet

- Une Directrice des Services Techniques

- Un   Directeur de Station

- Un   Directeur des Sports

- Un   Directeur du Patrimoine

Quand on pense que La Grande Motte est une ville très moyenne avec ses 8900 habitants permanents et surtout appartenant à une intercommunalité en la Communauté d’Agglomération des Pays de l’Or ou il a été transféré bon nombre de services que la municipalité ne gère plus comme : la petite enfance, la crèche, le Grand Bleu etc… N’y aurait-il pas une position plus économiquement raisonnable de la gestion des effectifs ?

Grand-mottois encore une fois préparez-vous à payer.



Ajouté le 13/01/2017 par Le Lien - 0 réaction

 

 

Entrevue avec Mr CAREIL Directeur Général des Services et Sophie REYNAUD Directrice des Services Techniques en mairie de La Grande Motte au sujet de la suppression des aires à déchets végétaux dans le quartiers de villas

 

 

Après le projet de bétonisation de La Grande Motte et du port, le maire ne sachant plus quoi inventer pour mécontenter ses administrés, vient de mettre au pied du mur les habitants des quartiers des villas, en modifiant de manière radicale la collecte des déchets verts.

 Poussés par cette insatisfaction générale, en tant qu’élue d’opposition et devant le nombre de personnes m’ayant interrogé, j’ai demandé un rendez-vous auprès du Directeur Général des Services Mr Careil et Sophie Reynaud Directrice des Services Techniques. Pour rappel : La Grande Motte est une ville atypique avec des espaces verts privés importants, c’est ainsi que l’a voulu Jean Balladur en imposant dans le cahier des charges des jardins privés clôturés par des haies végétales et des paddocks en bois. La normalité a toujours été de déposer les déchets verts, dans les espaces prévus à cet effet bon nombre de placettes.

Donc lors de cette rencontre notre question principale portait sur les motivations qui avaient poussé le maire à modifier fondamentalement l’organisation de la collecte des déchets verts. Il nous a été répondu que l’entreprise Nicollin, attributaire du marché depuis 1974, s’est plainte auprès de la mairie de l’augmentation volumineuse des déchets verts dans les villas, et ce, depuis 5 ans, d’où la nécessité pour l’entreprise d’augmenter le temps de travail, donc d’augmenter le montant du marché spécifique à l’enlèvement des déchets verts de 70 000 euros à 100 000 euros par an.

 Cette augmentation des volumes serait le fait de professionnels, qui viendraient de l’extérieur de la ville. Tout cela me semble complètement infondé. De ma propre expérience et des témoignages d’autres habitants des villas, personne n’a remarqué des professionnels déversant des déchets verts venus de communes environnantes ou de je ne sais où.  Je faisais remarquer que, depuis 5 ans, il n’y avait pas eu d’autres constructions de villas, que le nombre et la surface des jardins n’avaient pas augmenté, et que la pelouse ne poussait pas plus vite !  

Que par conséquent je mettais en doute cet argument qui ne s’appuyait que sur les constatations de l’entreprise Nicollin. Je précisais que les grand-mottois payaient de plus en plus d’impôts (+ 8% taxe foncière 2016 et + 7 % taxe d’habitation 2016) pour de moins en moins de service.

 Propos vite balayés par Mr Careil, et ce avec une désinvolture déconcertante, me demandant de ne pas utiliser cet argument avec lui ! Incroyable, quand on sait que dans notre ville, la moyenne d’âge est de 64 ans donc beaucoup de retraités qui voient leurs impôts augmenter, avec à la clef une diminution de leur pouvoir d’achat, assortie d’une diminution des services à la population.

 On nous nous annonce également que les responsables des quartiers et le conseil des sages avaient été consultés, et qu’ils étaient tous favorables à ces nouvelles mesures, je faisais remarquer que la grogne était générale dans les quartiers et que la mairie faisait de l’angélisme, bien loin de la réalité du terrain.

Quant à ce nouveau marché on m’a dit qu’il était passé en conseil municipal en septembre 2016, alors qu’il n’y a pas eu de conseil en septembre ! A ce jour, après avoir demandé un complément d’information en mairie, je ne sais toujours pas quand a été passé ce marché avec Nicollin et à quelles conditions. Quant à l’arrêté qui fixe les modalités de ce nouveau fonctionnement et l’amende de 450 euros pour dépôt illicite, il est lui aussi inaccessible.

En conclusion, cette décision a été prise sur une hypothétique augmentation des volumes des déchets verts depuis 5 ans, on peut se demander pourquoi uniquement depuis 5 ans, une incompréhension de plus ! Les arguments de l’entreprise Nicollin, qui, s’ils ont convaincu le maire, ne provoquent que scepticisme en ce qui concerne la population, sans parler de la complexité des problèmes de mise en œuvre sur le terrain. A ce jour les aires de déchets verts sont pleines, les grand-mottois font de la résistance et ça n’est certainement pas prêt de s’arrêter. Du reste un collectif dénonçant cette décision serait en préparation.



Ajouté le 03/11/2016 par Le Lien - 0 réaction

L’affaire des aires à déchets verts du quartier des villas

 

 

Comme l’absence d’animations festives était lourdement présente pendant la saison estivale, notre équipe municipale se concentre sur des décisions concernant la vie de tous les jours des grand-mottois sans qu’il n’y ait un minimum de préparation. Après, semble-t-il, mais soyons prudent, l’abandon des immeubles dans la zone portuaire, voilà que nos édiles s’attaquent à des restrictions de services aux résidents du quartier des villas. Brutalement, une décision de suppression des aires à déchets végétaux a été prise dans la hâte et sans préparation, soulevant une vague de contestation sans précédent.

De quoi s’agit-il ?

Depuis l’origine de La Grande Motte et compte tenu de sa particularité de « ville parc » ayant un atypisme notoire concernant les importants espaces verts privés, il avait été décidé d’implanter dans le quartier des villas des espaces de stockage des déchets végétaux privés. Cela pour un confort de manutention des riverains et un regroupement de la collecte.

Dorénavant dans un souci « d’économie » la collecte se fera en « porte à porte » une fois par mois…

Vous vous rendez-compte des dégâts environnementaux que cela va engendrer !

Notre association est harcelée de coups de téléphones de courriers et de visites sur ce sujet.

Sylvie Berger siégeant au Conseil Municipal dans le groupe d’opposition a décidé de prendre l’affaire en main pour réagir et vous éclairer sur cette décision impromptue que nous vous rapporterons sur ce site à l'issue de sa rencontre avec la direction des services de la ville

 

Ci-dessous un des courriers de nos lecteurs évoquant avec pertinence l’état des lieux.

 

La Grande Motte Ville Jardin 

 

Les propriétaires de villa  de la Grande Motte viennent de recevoir simultanément leurs avis d’imposition pour les impôts locaux et un avis leur signifiant la suppression de la collecte des déchets verts.

Cette année encore les impôts locaux ont augmenté, de plus de cinq pour cent. Depuis que Monsieur ROSSIGNOL est maire de la commune leur progression est de plus de quarante pour cent !  Bravo, quand on sait que les prix, les salaires et les retraites ont très peu évolué depuis cet événement.

Seul le pouvoir d’achat, suite aux différentes augmentations d’impôts, a régressé ! C’est avec un cynisme assumé que la municipalité a osé écrire que cette année la commune assurait l’équilibre de son budget sans augmenter les impôts mais après avoir transféré, une fois de plus, des charges vers l’Agglomération de l’Etang d’Or. Transfert qu’il nous faut maintenant payer !

Ce matraquage fiscal a été accompagnée d’une régression des prestations : limitation des tournées de ramassage des déchets ménagers avec pour conséquence des odeurs pestilentielles pendant  la saison touristique, suppression de l’activité culturelle durant la saison estivale, privatisation de l’école de voile avec, pour conséquence, une forte augmentation des tarifs, majoration des tarifs du centre aéré pour les petits enfants en séjour chez leurs grand-parents, non remplacement des filets de protection sur le terrain de basket de la coulée verte depuis plus de cinq ans (ceci présente un risque d’accident potentiellement mortel pour les jeunes enfants jouant dans les patios des villas voisines), non élagage, en infraction avec le Code Civil, des plantations situées contre les murs des villas, abandon des bas-côtés de certaines rues de la commune, non nettoyage  de certaines placettes où l’herbe pousse sur les déchets jamais ramassés, non entretien, en plein centre ville, des trottoirs de l’avenue de Melgueil….

A quoi ces impôts ont ils servis ?

Le plus visible est  la requalification des avenues de l’Europe et d’une partie de l’avenue de Melgueil. Le grand nombre de chutes provoquées par des marches difficilement visibles, l’inconfort sonore, les nombreuses dalles cassées remplacées ou pas, les potelets tordus de plus en plus souvent non remplacés témoignent de l’incompétence des promoteurs de cette réfection ! Les grandmottois,  leurs visiteurs sont consternés par la rapidité de la dégradation de ces aménagements réalisés à prix d’or !

Les augmentations d’impôts constatées s’avèrent manifestement insuffisantes pour que la commune puisse assurer la continuité de ses prestations de là la suppression de la collecte des déchets verts. Alors que les villes nouvelles de la région parisienne (Cergy-Pontoise, Marne la vallée, Saint Quentin en Yvelines...) assurent, dans les zones pavillonnaires, chaque lundi, la collecte à domicile des déchets verts, la Grande Motte qualifiée de «  Ville Jardin » innove en supprimant la collecte existante.

Dans un jardin ces déchets sont importants et récurrents. Pour ce qui me concerne le seul ramassage, dans mon jardin, des aiguilles de pin provenant des pins de la commune est d’environ cent litres par semaine. Est ce à moi à porter les déjections de la commune à la décharge ? En plus comment faire dois-je acheter un véhicule pour porter une ou deux fois par semaine mes déchets verts en décharge ? Suis-je obligé de recourir aux services d’un jardinier professionnel ? Avec quel argent ?

Autrefois nos maires étaient des personnes qui après avoir fait la preuve de leur compétence dans leur activité professionnelle mettait celle-ci au service de leur commune, le plus souvent à titre gracieux. Est-ce encore le cas ?

 



Ajouté le 27/10/2016 par Le Lien - 0 réaction

 

 

 

 

 

Dans les méandres d’un PLU grand-mottois dont on ne connait toujours pas les véritables enjeux

 

De réunions en réunions le discours sur le PLU change, le maire modifie la forme mais pas le fond

 

Suite à une première réunion calamiteuse le 14 septembre à Haute Plage sur le PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui s’est achevée au son des huées et des sifflets, le maire conscient de son échec qu’il attribuait candidement à la météo et à la défaillance des moyens techniques, a organisé une autre réunion pour mieux comprendre ce fameux PLU.

Cette fois, à grand renfort de battage, presse, infolettre, affichage, sms, mais aussi lettre personnelle aux grand-mottois, il invitait la population à se réunir dans le prestigieux grand auditorium du palais des congrès. Il mettait les grands moyens pour réparer les dégâts ! Donc ce 26 septembre les grand-mottois étaient venus en nombre pour avoir enfin des explications dans le cadre d’une soi-disant réelle concertation.

Stéphan Rossignol dans son discours d’introduction surprit tout le monde, tant le ton avait changé, nous avons assisté à un véritable virement de bord, ville nautique oblige. Etouffé le projet-ville Port, alimenté selon le maire par des rumeurs infondées, par des bruits que faisaient circuler des individus sans scrupules et mal informés, et que tout cela n’était que mensonges…

Que dire alors de tous les documents papier glacé distribués lors des différentes réunions sur le projet Ville-Port, où tout semblait acté, constructions, voies d’accès, parkings ! Sur les interrogations des séniors un peu malmenés lors de la réunion à Haute Plage, là aussi, petite volteface, plus question de les pointer du doigt dans le cadre du renouvellement de la population, on prévoit même de leurs construire des logements adaptés !  Sur les secteurs à potentiel de mutation, on réduit la voilure, seuls 12 secteurs restent concernés !

Pour le coup ce PLU semblerait presqu’acceptable si on faisait abstraction des nuisances occasionnées à certains résidents : villas de haute plage avec un immeuble de 2 étages plongeant sur les jardins, centre-ville 9 étages face aux Incas, secteur gendarmerie immeuble de 5 étages, sans parler du grand travers où les villas devront s’habituer à contempler 4 étages de leurs fenêtres. Acceptable pour ceux qui ont la candeur d’y croire, mais peu réaliste, c’est l’arbre qui cache la forêt !

Car d’autres contraintes, et pas des moindres, pèsent à terme sur cette nouvelle mouture du PLU, à savoir des documents tels que le SCOT (schéma de cohérence territoriale) et le PADD (programme d’aménagement de développement durable) qui fixent les objectifs de La Grande Motte en matière d’urbanisme, qui eux, sont bien réels et ont été élaborés très sérieusement avec les services de l’état, le département et la région.

Ces documents règlementaires restent inchangés : 500 logements autour du port, sur un total de 1300 nouveaux logements pour La Grande Motte. Les services de l’état ne se contenteront certainement pas d’un PLU si peu en conformité avec ces documents qui établissent les objectifs, qui, je le rappelle, ont été validés par les élus de l’Agglomération du Pays de l’Or, dont Stephan Rossignol est président...

Le préfet peut reprendre la main et obliger la ville de La Grande Motte à réviser à nouveau ce PLU s’il n’est pas compatible, notamment avec les orientations d’un SCOT( Schéma de Cohésion Territoriale). Le maire se voulait rassurant et beaucoup sont repartis, semble-t-il, presque tranquillisés, mais il a oublié de dire qu’il avait lui-même écrit la page, et que, malgré beaucoup de points nébuleux, l’histoire était en marche. La méfiance et la vigilance doivent donc impérativement être de rigueur.



Ajouté le 06/10/2016 par Le Lien - 0 réaction

 

Le Projet Ville/ Port: Enfumage ou Réalité?

Projet VILLE/PORT

réunion d’information au  centre culturel, chaude ambiance

Colère, indignation, mécontentement !

C’est dans une ambiance électrique où la tension était palpable,  que le Maire Stephan Rossignol et la Société Publique d’Aménagement l’Or Aménagement,  ont tenté de présenter le projet d’agrandissement du port, mettant en avant les avantages pour la ville de créer  500 logements en construisant des immeubles sur les parkings Justin et Baumel, insistant sur le fait que la page était blanche et restait à écrire. Nous prenant là pour de parfaits imbéciles, puisque la messe est dite et que le principe de construction autour du port est acté par le Maire et son équipe.

Je ne peux d’ailleurs pas croire que tous les élus de la majorité soient d’accord avec ce projet.  Le maire insistait sur le fait qu’il reviendrait vers nous, pour nous présenter  le projet du cabinet d’architectes retenu, très certainement pour que l’on s’exprime sur la nature des plantes vertes ou la couleur des  pots de fleurs. Les grand-mottois étaient venus nombreux et de tous les quartiers. Le centre culturel était « archi bondé », L’assistance est restée insensible et  complètement hermétique  à ce concert de bonnes intentions,  « Mais oui mes amis tout ce que je fais est pour votre bien ! » Beaucoup  ont pris la parole faisant état de la dépréciation de leur patrimoine, de leurs craintes de voir le port bétonné comme à Carnon,  critiquant un projet en totale opposition avec l’esprit Jean  Balladur.

Les questions portaient sur la hauteur des immeubles et autres détails importants. A bout d’arguments et sur l’insistance de l’auditoire S.Rossignol a quand même lâché qu’il s’agirait de 3 immeubles comme l’Eden mais avec 3 étages de moins,  petit calcul : l’Eden a 10 étages moins 3 = 7 étages, donc 3 immeubles d’environ 165 appartements chacun. Comment pouvons-nous imaginer le port de la grande-motte à ce point défiguré ?

A ce stade du projet on est en droit de se demander : Pourquoi une augmentation de 4000 habitants pour La Grande Motte ? Des objectifs revus à la baisse ne résoudraient même pas le problème.

 Le Schéma de Cohérence Territorial du Pays de l’Or (SCOT)   préconise, je cite :

Géographiquement limitées par un territoire restreint et réglementairement contenu par la loi Littoral, Les communes littorales ne pourront développer de vastes programmes d’urbanisation. Elles devront notamment encourager la reconversion d’un habitat balnéaire et saisonnier vers un habitat plus urbain et permanent pour répondre aux objectifs d’accueil de population projetés.

Quel est le projet de la municipalité pour répondre concrètement à cette préconisation pleine de cohérence ?

Personnellement, en tant que conseillère municipale d’opposition, je n’ai pas pris la parole, l’heure n’était pas à la polémique politicienne. Même s’il est primordial pour une  ville qu’elle se projette dans l’avenir,  et qu’elle  étudie toutes les pistes  de développement  de sa population et de son activité économique, elle a le devoir de le faire tout en respectant l’existant et toujours à l’écoute du bon sens  de ses administrés.

 J Balladur dans son œuvre architecturale a créé une ville atypique et singulière, guidé par le principe d’équilibre entre le minéral et le végétal. Nous n’accepterons pas qu’un projet  d’urbanisation qui ouvre la porte à la spéculation immobilière, vienne compromettre l’avenir architectural et sociétal de notre «  ville monument »,  dans ce qu’elle a de plus précieux : son port.

Petite anecdote relatée par un élu grand-mottois de l’époque de la première équipe du conseil municipal grand-mottois, témoin et participant à des réunions où Jean Balladur expliquait sa conception et réalisation architecturale de notre  ville : « La Grande Motte a été réalisé avec un souci permanent d’équilibre entre les différents composantes essentiellement en centre-ville autour du port. La recherche d’équilibre des proportions a été mon principal sujet de réflexion. La disposition des immeubles en quinconce pour casser la force du vent, ses implantations autour du port, la vision du large de la Grande Pyramide réplique inversée du Pic St Loup  et surtout la dimension du port proportionnée à la dimension du centre-ville,  entre-autre, sont des éléments qui me paraissent essentiels dans ma recherche d’harmonie architecturale »

Voilà ce que ce témoin a entendu de la bouche même de notre architecte en chef et merveilleux concepteur de notre ville.

Alors de grâce, n’oublions pas que notre cité est un site « inscrit », c’est-à-dire soumis à des règles strictes de modification urbanistiques. Malgré ma disposition favorable est-ce vraiment nécessaire d’agrandir le port ? Analysons la tendance à l’extension des ports dans le golfe du Lion. Pour ce qui est de la réalisation de nouvelles constructions, là encore, Jean Balladur avait positionné ses réalisations (port Camargue, La Grande Motte…) enchâssées entre des zones protégées par le Conservatoire du Littoral interdisant toute construction afin d’éviter toute extension des zones urbanisées. Disons-le, en respectant l’esprit de l’architecte J.Balladur, La Grande Motte est une œuvre achevée. Que nos édiles s’occupent plutôt de réhabiliter l’habitat inadapté par des incitations à transformation sur l’existant comme le préconise le SCOT. Ne défigurons par ce chef d’œuvre architectural qui est notre patrimoine. Et particulièrement dans le périmètre du port.

                                                                                                Sylvie BERGER



Ajouté le 08/05/2016 par Le Lien - 0 réaction

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