Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de La Grande Motte et ses conséquences pour l’avenir

 

Lors de la dernière séance du conseil municipal, le jeudi 23 mars 2017, les élus de la majorité ont approuvé sans réserve le nouveau Plan Local d’Urbanisme dans le cadre de la révision du Plan d’Occupation des Sols lancée en 2007. Ce document majeur engage la ville et ses habitants en matière d’urbanisme pour les 20 ans à venir, c’est une véritable feuille de route pour les futures constructions d’immeubles collectifs et d’habitations individuelles.

L’enquête publique, dernière étape de ce long travail, a été menée à une période où de nombreux propriétaires étaient absents du fait des résidences secondaires et n’a touché en fait qu’une partie des résidents permanents, ce que nous déplorons. 265 observations émettant des réserves sur ce PLU ont été formulées, et seulement 52 avis favorables sans réserve représentant 20 % des observations exprimées. On remarque donc ici, dans l’expression de la population une grande forme de prudence et d’interrogation sur la cohérence de ce projet.

Ce PLU ne parait vraiment pas sincère. En effet le projet ville/port et ses 500 logements a été volontairement soustrait suite aux nombreuses oppositions des grand-mottois, mais fera, malgré tout, l’objet d’une nouvelle procédure car il reste dans les projets de la mairie. Même s’il est qualifié de « simple ambition » dans le rapport du commissaire enquêteur. Il a déjà beaucoup coûté en études variées, en réunions avec les grand-mottois, en consultations diverses… Et coûtera encore beaucoup plus, puisqu’à terme il faudra tout reprendre à zéro à moins que la municipalité se voit dans l’obligation d’appliquer la loi (NOTRe) Nouvelle Organisation Territoriale de la République qui oblige le transfert de la gestion des ports aux intercommunalités.

De plus, le maire s’est engagé au travers du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) à construire dans les 20 ans à venir 1400 logements. Le PLU approuvé en conseil, concerne la construction de 530 logements, si on y ajoute les 500 logements autour du port, il restera encore 370 logements à construire pour respecter les engagements pris dans le cadre du SCOT. Il faudra donc, retrouver encore de l’espace constructible dans des bouts de parkings, des bouts de terrains, ce qui nous paraît complètement irréfléchi devant la disponibilité des réserves foncières quasi-inexistantes de notre ville. Mais on peut se poser la question de la justification d’une telle ambition. A priori la majorité des grand-mottois ne réclame rien en matière d’augmentation de nouvelles constructions de logements. Mais on n’a pas la réponse.

Malgré ce constat et les réserves notifiées lors de l’enquête publique en ce 23 mars 2017 les élus de la majorité ont validé :

  • La reconstruction de l’hôtel Azur à 8 m au lieu de 12 m, ce qui est un minimum acceptable. La Direction Régionale des Affaires Culturelles, faisant valoir que : « la fermeture du panorama du port serait inopportun, et contraire à la composition d’origine de Jean Balladur » heureusement que les services de l’état sont là pour freiner la ville dans sa volonté de construction à tout va, nous souhaitons vivement que ces remarques soient appliquées à l’ensemble du projet ville/port.
  • La possibilité de construire 3 immeubles sur le camping « Le Garden » ce qui dénature l’environnement dédié aux campeurs dans cette zone,  comme l’avait défini J.Balladur.
  •  A la place de la poste un bâtiment de 39 logements avec en principe maintien de la poste en rez-de-chaussée.
  • La possibilité d’édifier un immeuble de 9 étages face à l’immeuble Les Incas, derrière le centre culturel, le maire argumentant que ce lieu ne connaît plus d’activité culturelle depuis plusieurs années et tend à devenir une friche partielle. Mais à qui la faute ! si ce n’est cette municipalité qui a laissé cet espace remarquable d’animation et de culture, sans activité et sans entretien, se dégrader au fil des ans. Cette construction contribuera à densifier l’urbanisation du centre-ville où les immeubles sont déjà au coude à coude et va créer une véritable nuisance à l’immeuble voisin, ainsi que la dépréciation financière des appartements en vis-à-vis.
  • De plus le projet immobilier sur le parking du grand bleu nous révèle qu’une partie des courts de tennis et le club house seraient également impactés par de nouvelles constructions, ce qui va sans nul doute, dénaturer la qualité environnementale de ce site dédié aux sports et aux loisirs.
  • La construction de nouveaux logements à la place de la gendarmerie n’occasionnerait à priori pas de nuisances directes, on peut donc raisonnablement être favorable à ce projet. Par contre ce qui pose problème c’est le déplacement de la gendarmerie dans les locaux de Haute Plage. Comment être réactifs et mener des interventions d’urgences alors que pour sortir du quartier il faut traverser une zone à 30 km/heure, comment faire pour ne pas mettre en danger les usagers. D’autre part, le commissaire enquêteur souligne : « sont interdits tout projet de construction d’établissement à caractère stratégique tels que caserne de pompiers, gendarmerie, dans cette zone identifiée comme inondable par le PPRI ».
  • Validée également par le groupe majoritaire, la construction d’un immeuble de 2 étages, sur le parking en face de la cave de Haute Plage, qualifié de « petite surface » par la municipalité. Ce projet suscite de nombreuses réserves et fait l’objet d’une pétition signée par plus de 500 personnes. C’est une nuisance pour les villas avoisinantes, mais aussi pour tout ce quartier calme et résidentiel.  La circulation va fatalement augmenter, car, à moins d’interdire l’usage de la voiture aux 64 nouveaux logements prévus dans ce secteur, on ne voit pas comment pourra être réglé ce problème, aggravé par les interventions de la gendarmerie. Quant au parking crée à la place du petit bois de pins dans ce secteur, la municipalité a vite fait de répondre que les arbres sont malades et qu’il faut les abattre, voilà une maladie qui arrive à point nommé et qui arrange bien les projets. Vraiment quel avenir peu réjouissant pour ce quartier !
  • La construction d’un immeuble au grand travers est rejetée par l’ensemble des propriétaires riverains de cette zone. Il semblerait qu’ils aient fait une contre-proposition et auraient validé la construction d’un immeuble d’un seul étage, mais la mairie n’a pas retenu cette proposition.
  • La construction d’un parking silo face au Pasino est validée, véritable verrue en entrée de ville. De plus ce PLU ne prend malheureusement pas en compte le problème du développement des pistes cyclables, ce qui devrait faire partie des priorités d’une « ville parc » qui se dit soucieuse de son environnement et des déplacements doux. Et pas une ligne non plus,  sur les nouveaux équipements fatalement  nécessaires à une augmentation de la population. Le maire veut rajeunir La Grande Motte, très bien ! Alors il va falloir  prévoir une nouvelle crèche, une nouvelle école mais sur quels terrains ?

 

Reste un point particulier que notre association a soulevé et qui concerne le secteur UD (globalement le secteur des villas) Dans le texte tel que nous avons pu le lire avec le commissaire enquêteur, il est stipulé que l’implantation d’une construction devra se faire à 3 m des limites du terrain, ce qui implique l’interdiction de construire en mitoyenneté. Avec de telles dispositions 90 % des villas de La Grande Motte n’auraient pu être construites, or on remarque à l’heure actuelle que des maisons se vendent pour être démolies et reconstruites. Avec la nouvelle réglementation, la maison qui était mitoyenne à l’origine, ne pourra être reconstruite en limites séparatives. Le commissaire enquêteur préconise d’ailleurs, d’autoriser une dérogation d’implantation dans le cas où la construction viendrait s’appuyer sur la construction voisine elle-même en limite séparative et de revenir à la réglementation de l’ancien POS (Plan d’Occupation des Sols).  Le maire n’a pas tenu compte des préconisations du commissaire enquêteur, ce qui est très dommageable. On ne  peut que déplorer ces nouvelles dispositions, qui  sont très restrictives et sans aucun fondement.

En conclusion, l’Association Agir pour l’Avenir que je représente au Conseil Municipal après une profonde analyse de ce projet m’a mandaté pour voter contre l’approbation de ce PLU. La raison principale étant le fait que la municipalité n’a pas tenu compte de l’avis majoritairement désavoué de la population, ni des différentes recommandations du commissaire enquêteur. Ce PLU n’apporte que des solutions inadaptées à court terme et engendre de  nombreux problèmes. Les enjeux des décennies à venir ne seront pas de trouver quelques bouts de terrains pour construire encore et encore, mais il va nous falloir protéger l’existant contre la montée des eaux, la fragilisation du littoral, l’effacement du trait de côte et les phénomènes météorologiques de plus en plus violents liés au réchauffement climatique. Cette approbation du PLU par le groupe majoritaire au conseil municipal fera manifestement, du fait qu’il soit opposable aux tiers, l’objet de nombreux recours.

 

Sylvie BERGER

 



Ajouté le 07/04/2017 par le lien - 0 réaction

 

 

L'association Agir Pour l'Avenir et Sylvie BERGER vous font prendre connaissance des remarques remises

au Commissaire Enquêteur sur le

Plan Local d'Urbanisme de La Grande Motte

 

Remarques de l’Association AGIR POUR l’AVENIR

Récoltés auprès de ses adhérents sous la présidence de Mme Sylvie BERGER et à l’intention de Mr Le Commissaire Enquêteur concernant le PLU de La Grande Motte

 

Notre association Agir pour l’Avenir souhaite porter à votre connaissance certaines incohérences que nous avons pu relever dans le projet de PLU,  proposé par monsieur Stephan Rossignol maire de La grande Motte.

En premier lieu, nous souhaiterions revenir sur les conditions de cette enquête publique, et notamment le calendrier mis en place. A cette période de l’année, la quasi-totalité des propriétaires de résidences sont absents et ne pourront pas s’exprimer, alors qu’ils sont concernés par le choix qu’ils ont fait de La Grande Motte, les impôts auxquels ils sont soumis, et la valeur de leur patrimoine. Cette enquête ne touchera que peu de résidents et ne sera donc qu’un pâle reflet des attentes  réelles de l’ensemble de la population.

Nous ne comprenons pas pourquoi ce PLU n’intègre plus le projet ville/port et ses 500 logements autour du port,  alors que le maire vient de réaffirmer la continuité de ce projet à la cérémonie des vœux, projet auquel les grand-mottois dans leur grande majorité ne sont pas favorables. En effet, Jean Balladur, dans sa conception de la ville et particulièrement du port, a réalisé un équilibre architectural dimensionnel et proportionnel entre le nombre, la répartition des immeubles et les  constructions autour de celui-ci.

Mainte fois il déclarait à l’époque où il était encore en vie,  la place majeure du port et de son environnement dans la réalisation de son œuvre. Et précisait à ce propos, que cet ensemble port/immeubles était « fini » et ne méritait pas d’extension tant en matière de construction que d’agrandissement, au risque majeur d’en modifier l’équilibre et de ce fait, perdre la conception architecturale originelle d’un port ouvert sur la mer. Déjà,  le projet de reconstruction de l’hôtel Azur et du restaurant Michel Alexandre pour une hauteur de 12m vient modifier cette perspective.  Si ce projet était toujours envisagé il n’alimenterait que la spéculation immobilière, certains gros groupes de promoteurs semblent déjà en attente. L’absence de ce projet dans le PLU serait un signe heureux d’abandon de celui-ci, mais nous savons qu’il n’en est rien.

De ce fait,  nous nous interrogeons sur l’authenticité et la sincérité de ce projet de PLU, en effet il y a différence de discours entre les propos du maire et le contenu de celui-ci.

Autre élément de réflexion : nous sommes inquiets car ce PLU n’est pas en adéquation ni avec le SCOT ni avec le PADD qui fixent les objectifs de La Grande Motte en matière d’urbanisme et pour lesquels le maire s’est engagé : à savoir 13OO logements supplémentaires, ce qui nous parait complètement irréfléchi devant la disponibilité des réserves foncières quasi inexistantes. De plus, encore là, le risque envisagé de déclasser des zones d’espaces verts, éléments majeurs de la qualité de notre cadre de vie, serait encore une fois une insulte au rapport,  entre les espaces verts et la répartition architecturale judicieuse des bâtiments dans ces espaces voulu par Jean Balladur.  D’autant plus que sur certains espaces naturels la possibilité d’implanter des aires de stationnement est prévue, avec pour  conséquence l’imperméabilisation par minéralisation des terrains, aggravant de ce fait les risques d’inondation par manque d’absorption naturelle des eaux de pluies.

 Le  parc immobilier est totalement inadapté et compte pratiquement  5/6 de logements souvent inoccupés. La réalisation de nouvelles constructions amènerait, non pas une nouvelle population, mais un transfert de la population actuelle occupant des petites surfaces vers ces nouveaux logements plus adaptés,  avec pour résultat, d’accroître encore le nombre de logements vacants.

Nous sommes une ville à vocation touristique, mais les habitudes changent, et notre offre de logements est disproportionnée par rapport à la demande, il va donc être nécessaire à terme, de revoir entièrement la restructuration de notre ville et ce n’est pas en construisant à outrance que ce problème sera résolu. Toutes les villes touristiques littorales sont confrontées à ce même problème, surtout celles proches d’une grosse agglomération, avec une demande d’habitation à l’année en hausse.  L’état doit s’impliquer dans la recherche de solutions,  plutôt que d’imposer à notre ville un accroissement de la population et une mixité sociale,   sachant que nous avons un nombre non négligeable de résidences à caractère social, pour exemple : Les Gîtes Familiaux, la Résidence Bernard de Ventadour, l’Ensoleillade etc… Nous attendons du Maire qu’il saisisse les pouvoirs publics sur cette problématique. Il ne s’agit pas de trouver quelques parcelles de terrain où quelques parkings pour construire quelques logements, nous sommes face à un problème de fond qui dépasse un projet restreint et peu ambitieux. A cela s’ajoute le risque majeur de l’effacement du trait de côte et la montée des eaux maritimes, voilà ce qui risque véritablement d’engager l’avenir de nos générations,  si nous ne faisons rien et continuons à n’avoir que cette petite vision à court terme.

La solution potentielle, mais elle demande une politique volontariste, serait d’envisager sur le moyen ou long terme la requalification de l’existant, comme il est d’ailleurs préconisé dans le SCOT, par le regroupement de petits logements la plupart du temps inoccupés, afin de doter La Grande Motte d’un habitat adapté et rénové,  ce qui éviterait ce projet de nouvelles constructions. Projet majeur et compliqué, tant sur le plan du remembrement que sur le plan financier associé. L’état s’intéressant actuellement au niveau national des vacances immobilières,  devrait nécessairement s’impliquer de la même manière qu’il s’est impliqué politiquement,  en faisant sortir de terre cette ville touristique qu’est La Grande Motte,  pour endiguer dans les années 70 le flux touristique de vacanciers vers l’Espagne.

L’Etat devrait prendre ses responsabilités par rapport à ce qu’il a engendré il y a 40 ans en sous estimant les contraintes actuelles liées à l’évolution des besoins en matière de logements. Il faut que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de leur responsabilité.  Ils doivent tenir compte dans les textes, des spécificités de nos villes littorales initialement dédiées au tourisme et cessent de se décharger sur ces municipalités en leur imposant des changements radicaux qu’elles ne peuvent plus assumer sans mettre en péril l’avenir de leur ville et de leur population.

                                                                            La Grande Motte le 02 Février 2017

                                                                             La Présidente Sylvie BERGER

 



Ajouté le 04/02/2017 par Le Lien - 0 réaction

Le Maire et la folie des grandeurs

 

Après cette période festive où chacun et chacune ont pu se détendre nous revenons aux affaires et particulièrement celles de notre ville

La majorité des candidats aux futures élections présidentielles prône avec insistance une mise en œuvre d’une politique d’économie en matière de dépenses, particulièrement sur celle des effectifs des collectivités territoriales.

A La Grande Motte on a tout faux. En effet, notre maire, ne tenant pas compte de ces directives, particulièrement évoquées par son candidat préféré pour les présidentielles, a encore fait une inflation des effectifs de la mairie, et pas des moindre celle des directeurs.

Que se passe-t-il ?

Le Directeur Général des Services en place vient de prendre sa retraite bien mérité, donc on envisage son remplacement : logique ! Mais il faut savoir qu’un DGS est un cadre d’une catégorie élevée ayant une formation et une expérience poussée en matière de gestion administrative.

Que décide le maire, ça n’est pas de recruter une personne de cette compétence, mais de mettre son Chef de Cabinet à ce poste. Lequel chef de cabinet n’ayant absolument pas la formation et l’expérience administrative pour cette fonction mais, malgré tout, bénéficie du grade de la fonction publique le plus élevé c’est-à-dire « Cadre A échelon maximum ». Estimons son salaire annuel de l’ordre de 120.000 euros par an !

Mais alors comment faire pour que ce nouveau DGS ex chef de cabinet puisse exercer avec compétence sa fonction ? Eh bien, on vous le donne en mille, on embauche un nouveau directeur pour l’assister ayant le titre de Directeur Général des Services Adjoint (DGA) à compétence administrative, poste lui aussi au grade identique mais d’indice légèrement inférieur, estimons le salaire nouveau que les contribuables grand-mottois devront prendre à charge de l’ordre de 100.000 euros par an.

Bien sûr le poste de Directeur de Cabinet laissé vacant par le DGS sera occupé par la Directrice de la Communication qui couvre en même temps les deux fonctions, cela devrait aussi mériter augmentation de salaire…

Bref, notre ville semble vraiment être un modèle de bonne gestion… Rappelons quand même que les effectifs comportent maintenant :

- Un   Directeur Général des Services

- Un   Directeur des Services Adjoint

- Une Directrice de Cabinet

- Une Directrice des Services Techniques

- Un   Directeur de Station

- Un   Directeur des Sports

- Un   Directeur du Patrimoine

Quand on pense que La Grande Motte est une ville très moyenne avec ses 8900 habitants permanents et surtout appartenant à une intercommunalité en la Communauté d’Agglomération des Pays de l’Or ou il a été transféré bon nombre de services que la municipalité ne gère plus comme : la petite enfance, la crèche, le Grand Bleu etc… N’y aurait-il pas une position plus économiquement raisonnable de la gestion des effectifs ?

Grand-mottois encore une fois préparez-vous à payer.



Ajouté le 13/01/2017 par Le Lien - 0 réaction

 

 

Entrevue avec Mr CAREIL Directeur Général des Services et Sophie REYNAUD Directrice des Services Techniques en mairie de La Grande Motte au sujet de la suppression des aires à déchets végétaux dans le quartiers de villas

 

 

Après le projet de bétonisation de La Grande Motte et du port, le maire ne sachant plus quoi inventer pour mécontenter ses administrés, vient de mettre au pied du mur les habitants des quartiers des villas, en modifiant de manière radicale la collecte des déchets verts.

 Poussés par cette insatisfaction générale, en tant qu’élue d’opposition et devant le nombre de personnes m’ayant interrogé, j’ai demandé un rendez-vous auprès du Directeur Général des Services Mr Careil et Sophie Reynaud Directrice des Services Techniques. Pour rappel : La Grande Motte est une ville atypique avec des espaces verts privés importants, c’est ainsi que l’a voulu Jean Balladur en imposant dans le cahier des charges des jardins privés clôturés par des haies végétales et des paddocks en bois. La normalité a toujours été de déposer les déchets verts, dans les espaces prévus à cet effet bon nombre de placettes.

Donc lors de cette rencontre notre question principale portait sur les motivations qui avaient poussé le maire à modifier fondamentalement l’organisation de la collecte des déchets verts. Il nous a été répondu que l’entreprise Nicollin, attributaire du marché depuis 1974, s’est plainte auprès de la mairie de l’augmentation volumineuse des déchets verts dans les villas, et ce, depuis 5 ans, d’où la nécessité pour l’entreprise d’augmenter le temps de travail, donc d’augmenter le montant du marché spécifique à l’enlèvement des déchets verts de 70 000 euros à 100 000 euros par an.

 Cette augmentation des volumes serait le fait de professionnels, qui viendraient de l’extérieur de la ville. Tout cela me semble complètement infondé. De ma propre expérience et des témoignages d’autres habitants des villas, personne n’a remarqué des professionnels déversant des déchets verts venus de communes environnantes ou de je ne sais où.  Je faisais remarquer que, depuis 5 ans, il n’y avait pas eu d’autres constructions de villas, que le nombre et la surface des jardins n’avaient pas augmenté, et que la pelouse ne poussait pas plus vite !  

Que par conséquent je mettais en doute cet argument qui ne s’appuyait que sur les constatations de l’entreprise Nicollin. Je précisais que les grand-mottois payaient de plus en plus d’impôts (+ 8% taxe foncière 2016 et + 7 % taxe d’habitation 2016) pour de moins en moins de service.

 Propos vite balayés par Mr Careil, et ce avec une désinvolture déconcertante, me demandant de ne pas utiliser cet argument avec lui ! Incroyable, quand on sait que dans notre ville, la moyenne d’âge est de 64 ans donc beaucoup de retraités qui voient leurs impôts augmenter, avec à la clef une diminution de leur pouvoir d’achat, assortie d’une diminution des services à la population.

 On nous nous annonce également que les responsables des quartiers et le conseil des sages avaient été consultés, et qu’ils étaient tous favorables à ces nouvelles mesures, je faisais remarquer que la grogne était générale dans les quartiers et que la mairie faisait de l’angélisme, bien loin de la réalité du terrain.

Quant à ce nouveau marché on m’a dit qu’il était passé en conseil municipal en septembre 2016, alors qu’il n’y a pas eu de conseil en septembre ! A ce jour, après avoir demandé un complément d’information en mairie, je ne sais toujours pas quand a été passé ce marché avec Nicollin et à quelles conditions. Quant à l’arrêté qui fixe les modalités de ce nouveau fonctionnement et l’amende de 450 euros pour dépôt illicite, il est lui aussi inaccessible.

En conclusion, cette décision a été prise sur une hypothétique augmentation des volumes des déchets verts depuis 5 ans, on peut se demander pourquoi uniquement depuis 5 ans, une incompréhension de plus ! Les arguments de l’entreprise Nicollin, qui, s’ils ont convaincu le maire, ne provoquent que scepticisme en ce qui concerne la population, sans parler de la complexité des problèmes de mise en œuvre sur le terrain. A ce jour les aires de déchets verts sont pleines, les grand-mottois font de la résistance et ça n’est certainement pas prêt de s’arrêter. Du reste un collectif dénonçant cette décision serait en préparation.



Ajouté le 03/11/2016 par Le Lien - 0 réaction

L’affaire des aires à déchets verts du quartier des villas

 

 

Comme l’absence d’animations festives était lourdement présente pendant la saison estivale, notre équipe municipale se concentre sur des décisions concernant la vie de tous les jours des grand-mottois sans qu’il n’y ait un minimum de préparation. Après, semble-t-il, mais soyons prudent, l’abandon des immeubles dans la zone portuaire, voilà que nos édiles s’attaquent à des restrictions de services aux résidents du quartier des villas. Brutalement, une décision de suppression des aires à déchets végétaux a été prise dans la hâte et sans préparation, soulevant une vague de contestation sans précédent.

De quoi s’agit-il ?

Depuis l’origine de La Grande Motte et compte tenu de sa particularité de « ville parc » ayant un atypisme notoire concernant les importants espaces verts privés, il avait été décidé d’implanter dans le quartier des villas des espaces de stockage des déchets végétaux privés. Cela pour un confort de manutention des riverains et un regroupement de la collecte.

Dorénavant dans un souci « d’économie » la collecte se fera en « porte à porte » une fois par mois…

Vous vous rendez-compte des dégâts environnementaux que cela va engendrer !

Notre association est harcelée de coups de téléphones de courriers et de visites sur ce sujet.

Sylvie Berger siégeant au Conseil Municipal dans le groupe d’opposition a décidé de prendre l’affaire en main pour réagir et vous éclairer sur cette décision impromptue que nous vous rapporterons sur ce site à l'issue de sa rencontre avec la direction des services de la ville

 

Ci-dessous un des courriers de nos lecteurs évoquant avec pertinence l’état des lieux.

 

La Grande Motte Ville Jardin 

 

Les propriétaires de villa  de la Grande Motte viennent de recevoir simultanément leurs avis d’imposition pour les impôts locaux et un avis leur signifiant la suppression de la collecte des déchets verts.

Cette année encore les impôts locaux ont augmenté, de plus de cinq pour cent. Depuis que Monsieur ROSSIGNOL est maire de la commune leur progression est de plus de quarante pour cent !  Bravo, quand on sait que les prix, les salaires et les retraites ont très peu évolué depuis cet événement.

Seul le pouvoir d’achat, suite aux différentes augmentations d’impôts, a régressé ! C’est avec un cynisme assumé que la municipalité a osé écrire que cette année la commune assurait l’équilibre de son budget sans augmenter les impôts mais après avoir transféré, une fois de plus, des charges vers l’Agglomération de l’Etang d’Or. Transfert qu’il nous faut maintenant payer !

Ce matraquage fiscal a été accompagnée d’une régression des prestations : limitation des tournées de ramassage des déchets ménagers avec pour conséquence des odeurs pestilentielles pendant  la saison touristique, suppression de l’activité culturelle durant la saison estivale, privatisation de l’école de voile avec, pour conséquence, une forte augmentation des tarifs, majoration des tarifs du centre aéré pour les petits enfants en séjour chez leurs grand-parents, non remplacement des filets de protection sur le terrain de basket de la coulée verte depuis plus de cinq ans (ceci présente un risque d’accident potentiellement mortel pour les jeunes enfants jouant dans les patios des villas voisines), non élagage, en infraction avec le Code Civil, des plantations situées contre les murs des villas, abandon des bas-côtés de certaines rues de la commune, non nettoyage  de certaines placettes où l’herbe pousse sur les déchets jamais ramassés, non entretien, en plein centre ville, des trottoirs de l’avenue de Melgueil….

A quoi ces impôts ont ils servis ?

Le plus visible est  la requalification des avenues de l’Europe et d’une partie de l’avenue de Melgueil. Le grand nombre de chutes provoquées par des marches difficilement visibles, l’inconfort sonore, les nombreuses dalles cassées remplacées ou pas, les potelets tordus de plus en plus souvent non remplacés témoignent de l’incompétence des promoteurs de cette réfection ! Les grandmottois,  leurs visiteurs sont consternés par la rapidité de la dégradation de ces aménagements réalisés à prix d’or !

Les augmentations d’impôts constatées s’avèrent manifestement insuffisantes pour que la commune puisse assurer la continuité de ses prestations de là la suppression de la collecte des déchets verts. Alors que les villes nouvelles de la région parisienne (Cergy-Pontoise, Marne la vallée, Saint Quentin en Yvelines...) assurent, dans les zones pavillonnaires, chaque lundi, la collecte à domicile des déchets verts, la Grande Motte qualifiée de «  Ville Jardin » innove en supprimant la collecte existante.

Dans un jardin ces déchets sont importants et récurrents. Pour ce qui me concerne le seul ramassage, dans mon jardin, des aiguilles de pin provenant des pins de la commune est d’environ cent litres par semaine. Est ce à moi à porter les déjections de la commune à la décharge ? En plus comment faire dois-je acheter un véhicule pour porter une ou deux fois par semaine mes déchets verts en décharge ? Suis-je obligé de recourir aux services d’un jardinier professionnel ? Avec quel argent ?

Autrefois nos maires étaient des personnes qui après avoir fait la preuve de leur compétence dans leur activité professionnelle mettait celle-ci au service de leur commune, le plus souvent à titre gracieux. Est-ce encore le cas ?

 



Ajouté le 27/10/2016 par Le Lien - 0 réaction

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