Projet Ville/Port : mauvais rêve où réalité ?

 

Le mercredi 25 octobre 2017, le jury de concours se réunissait pour choisir les 4 cabinets d’architectes qui présenteront leurs projets d’aménagement en mars 2018, un seul sera sélectionné pour assurer l’extension du port, la requalification des espaces publics et la reconstruction de la zone technique nautique.

Tous les membres de la commission d’appel d’offre dont je fais partie, sont membres de droit du jury de concours, c’est pourquoi J’étais convoquée pour prendre part à cette réunion. En préambule je rappelais la position de notre équipe de l’Association Agir Pour l’Avenir, afin d’expliquer mon abstention lors du vote. Nous sommes contre ce projet pour les raisons évoquées ci-après, il ne m’était donc pas possible de voter pour ou contre l’un des 26 candidats.

 

 Le projet ville/port est critiquable à bien des égards :

  • Le déplacement et l’agrandissement de la zone technique, qui est en réalité une zone industrielle du fait que des bateaux y sont construits, pose problème. Cette zone va se rapprocher d’habitations avec des risques de rejets polluants, et la construction de hangars, avec pour certains plus de 10 mètres de hauteur, va considérablement défigurer le port. De plus la construction de la station de pompage de la thalasso-thermie sur le parking Justin, d’une surface prévue entre 250 à 450 m2 et d’une hauteur non définie, sera, elle aussi une verrue à l’horizon.
  •  Lors de l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme), la direction des affaires culturelles avait rappelé : « la fermeture du panorama du port serait inopportun et contraire à la composition d’origine de Jean BALLADUR » à méditer par nos élus qui se réfèrent souvent à sa pensée, mais qui, concrètement la malmènent et ne la respectent pas.
  • A la place de la zone technique déplacée, est prévue la construction de 500 logements, dont 30 % de logements sociaux, induisant automatiquement une modification du prix au m2 ouvrant la porte de la spéculation immobilière. A moins que la ville ne brade ses terrains, le prix au m2 risque de flamber dans ce secteur résidentiel. Le maire s’appuie sur le rajeunissement de la population pour « vendre » son projet, mais ce ne sont pas des jeunes ménages qui pourront acquérir ces appartements d’un coût élevé.

Quant au budget, d’un montant annoncé de 42,8 millions d’euros HT, il n’est pas bouclé. Il manquerait au moins 12 millions d’euros.  L’état participerait pour 100 000 euros seulement, ce qui montre le peu d’intérêt soulevé par ce projet. La région, malgré ses divers et successifs effets d’annonce, depuis de nombreuses années par le biais de ses différents présidents, ne s’est toujours pas clairement engagée.  

Mais en fait, qui peut réellement penser que cette enveloppe budgétaire correspondra « in fine » au coût réel de l’opération. Il est certain que ce budget sera largement dépassé. Ce chantier d’envergure devra engager des moyens colossaux pour s’adapter aux aléas thermiques et géologiques propres au milieu maritime, attendons-nous à voir fleurir des avenants en plus-values tant en phase d’étude qu’en cours d’exécution. Se posera alors le financement de ces débordements budgétaires. Il est évident que les grand-mottois devront encore payer pour un projet qu’ils n’ont pas validé.

 Le PLU devra être révisé, car le maire n’avait pas inclus ce projet reculant devant l’hostilité des grand-mottois.  Reste un problème majeur, l’état n’a toujours pas transféré la propriété des terrains de la zone portuaire à la ville, pas de transfert pas de projet, et pourtant les « chères » études se poursuivent.

Lors de cette réunion d’analyse, les 26 dossiers ont été balayés au pas de courses en 3 H 30, en fait l’analyse technique avait été réalisée en amont par l’Or Aménagement (Société d’Aménagement dont la communauté d’         agglomération est actionnaire majoritaire), il aurait été difficile de faire cette analyse lors de cette réunion, tant les critères sont complexes et les dossiers nombreux, sans compter que certains membres n’avaient aucune compétence technique en la matière. Heureusement des techniciens, des architectes étaient présents, et ont pu donner des conseils avisés pour le choix des candidats.

La réalité, c’est le nombre incalculable d’études effectuées dans le cadre de ce projet, pour un montant tout aussi incalculable dont personne n’a fait le bilan, mais que les grand-mottois paient et continueront à payer tout en étant pour beaucoup  contre ce projet.

Comme le rappelait Jean Balladur : « le port et son environnement dans son contexte architectural est une œuvre finie ». Tout réaménagement majeur serait donc une atteinte à sa mémoire et à sa création.



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Résumé du dernier Conseil Municipal du 12 Avril 2017 et de  mon intervention sur le rapport financier du cabinet "Finances Actives"

 

Pour commencer : un petit rappel.

 

En 2014 alors que la campagne pour les municipales battait  son plein, nous avions en tant que membre de l’opposition, demandé au maire le rapport  établi par le bureau d’études « Finances Actives » concernant l’état des finances de la ville. Ce n'est qu'après de multiples interventions et notamment auprès du tribunal administratif que le document nous a enfin été remis. A sa lecture nous avons vite compris ce manque de réactivité de la part de notre édile… La situation financière  était catastrophique et aurait sans nul doute influencé le résultat des dernières élections municipales, alors que depuis 2008, nous mettions en garde le maire sur la nécessité de mener enfin une politique d'économies budgétaires dans une volonté de protéger le contribuable grand-mottois.

La situation des finances de la ville était critique avec une augmentation constante des charges de fonctionnement, une absence d'autofinancement dégradant nos capacités d’investir et une situation financière également dégradée masquée par des recettes exceptionnelles, car qui dit recettes exceptionnelles (exemple vente de terrains), dit aucune ressource de même nature à moyen et long terme.

Nous avons donc demandé récemment le nouveau rapport établi par cet organisme indépendant « Finances Actives » pour la période qui nous intéresse aujourd'hui, il nous a été remis, cette fois, dans un délai convenable et sans problème, il faut dire que la situation actuelle est bien différente qu'en 2014.

Quoiqu'il en soit après avoir reçu et pris connaissance des éléments en notre possession nous avons pu constater que : soit par nos préconisations incessantes, soit par l'électrochoc des baisses substantielles des dotations budgétaires de l'état, la situation financière de la ville s'était améliorée. Les dépenses de fonctionnement semblent maîtrisées sauf celles de la masse salariale, c’est-à-dire du personnel (alors que de nombreux services et équipements ont été transférés à l'agglomération avec du personnel). On peut donc raisonnablement considérer que la situation actuelle est meilleure en espérant toutefois que ces efforts ne nuisent pas au service public, car il est bon de préciser en matière d’emploi municipal que le « service public » a comme mission un « service au public » , ce qui ne semble pas être le cas  concernant, entre-autre,  la collecte des déchets verts.

A ce stade de mon intervention je souhaite faire une mise point : mon analyse en tant que membre de l’opposition qui se veut constructive,  n'a rien de complaisante, ce n'est qu'une question d'honnêteté, je n'ai pas été élue pour être une marionnette au conseil municipal, et être systématiquement contre tout, en ayant comme seul objectif je ne sais quelle vengeance personnelle à assouvir. Mon rôle dans l'opposition doit être rationnel, même si je dois le dire, on ne m'en donne guère les moyens. Je continuerai pourtant à  être au service des grand-mottois avec honnêteté et discernement, je le dois à mes électeurs.

Pour en finir avec cette analyse financière on constate néanmoins une pression fiscale en progression (regarder et comparez votre feuille d’impôts locaux depuis plusieurs années), avec une dégradation probable en fin de ce mandat du fait d'un important recours à l'emprunt pour financer les investissements  qui n'aura d'autre effet que de laisser au prochain maire une situation financière difficile avec une marge de manœuvre extrêmement réduite pour mettre en place une politique nouvelle et ambitieuse pour La Grande Motte. De toute façon ce choix politique vous est soumis et cela mérite une prise de conscience de nos concitoyens. Sachez que je suis vigilante sur les actions de l’équipe municipale et, bien sûr, ne manquerai pas de vous en faire les commentaires.

Quant au résultat du premier tour des élections présidentielles sur La Grande Motte, il traduit toujours un fort électorat à droite, mais hélas un peu dispersé, avec les conséquences comme l’écrivait La Fontaine dans son poème sur les Voleurs et l’Ane :

 

« Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron

De nul d'eux n'est souvent la Province conquise :
Un quart Voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du Baudet 
»

 

Quel visionnaire… On y est !

                                                                                                                                              Sylvie BERGER



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Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de La Grande Motte et ses conséquences pour l’avenir

 

Lors de la dernière séance du conseil municipal, le jeudi 23 mars 2017, les élus de la majorité ont approuvé sans réserve le nouveau Plan Local d’Urbanisme dans le cadre de la révision du Plan d’Occupation des Sols lancée en 2007. Ce document majeur engage la ville et ses habitants en matière d’urbanisme pour les 20 ans à venir, c’est une véritable feuille de route pour les futures constructions d’immeubles collectifs et d’habitations individuelles.

L’enquête publique, dernière étape de ce long travail, a été menée à une période où de nombreux propriétaires étaient absents du fait des résidences secondaires et n’a touché en fait qu’une partie des résidents permanents, ce que nous déplorons. 265 observations émettant des réserves sur ce PLU ont été formulées, et seulement 52 avis favorables sans réserve représentant 20 % des observations exprimées. On remarque donc ici, dans l’expression de la population une grande forme de prudence et d’interrogation sur la cohérence de ce projet.

Ce PLU ne parait vraiment pas sincère. En effet le projet ville/port et ses 500 logements a été volontairement soustrait suite aux nombreuses oppositions des grand-mottois, mais fera, malgré tout, l’objet d’une nouvelle procédure car il reste dans les projets de la mairie. Même s’il est qualifié de « simple ambition » dans le rapport du commissaire enquêteur. Il a déjà beaucoup coûté en études variées, en réunions avec les grand-mottois, en consultations diverses… Et coûtera encore beaucoup plus, puisqu’à terme il faudra tout reprendre à zéro à moins que la municipalité se voit dans l’obligation d’appliquer la loi (NOTRe) Nouvelle Organisation Territoriale de la République qui oblige le transfert de la gestion des ports aux intercommunalités.

De plus, le maire s’est engagé au travers du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) à construire dans les 20 ans à venir 1400 logements. Le PLU approuvé en conseil, concerne la construction de 530 logements, si on y ajoute les 500 logements autour du port, il restera encore 370 logements à construire pour respecter les engagements pris dans le cadre du SCOT. Il faudra donc, retrouver encore de l’espace constructible dans des bouts de parkings, des bouts de terrains, ce qui nous paraît complètement irréfléchi devant la disponibilité des réserves foncières quasi-inexistantes de notre ville. Mais on peut se poser la question de la justification d’une telle ambition. A priori la majorité des grand-mottois ne réclame rien en matière d’augmentation de nouvelles constructions de logements. Mais on n’a pas la réponse.

Malgré ce constat et les réserves notifiées lors de l’enquête publique en ce 23 mars 2017 les élus de la majorité ont validé :

  • La reconstruction de l’hôtel Azur à 8 m au lieu de 12 m, ce qui est un minimum acceptable. La Direction Régionale des Affaires Culturelles, faisant valoir que : « la fermeture du panorama du port serait inopportun, et contraire à la composition d’origine de Jean Balladur » heureusement que les services de l’état sont là pour freiner la ville dans sa volonté de construction à tout va, nous souhaitons vivement que ces remarques soient appliquées à l’ensemble du projet ville/port.
  • La possibilité de construire 3 immeubles sur le camping « Le Garden » ce qui dénature l’environnement dédié aux campeurs dans cette zone,  comme l’avait défini J.Balladur.
  •  A la place de la poste un bâtiment de 39 logements avec en principe maintien de la poste en rez-de-chaussée.
  • La possibilité d’édifier un immeuble de 9 étages face à l’immeuble Les Incas, derrière le centre culturel, le maire argumentant que ce lieu ne connaît plus d’activité culturelle depuis plusieurs années et tend à devenir une friche partielle. Mais à qui la faute ! si ce n’est cette municipalité qui a laissé cet espace remarquable d’animation et de culture, sans activité et sans entretien, se dégrader au fil des ans. Cette construction contribuera à densifier l’urbanisation du centre-ville où les immeubles sont déjà au coude à coude et va créer une véritable nuisance à l’immeuble voisin, ainsi que la dépréciation financière des appartements en vis-à-vis.
  • De plus le projet immobilier sur le parking du grand bleu nous révèle qu’une partie des courts de tennis et le club house seraient également impactés par de nouvelles constructions, ce qui va sans nul doute, dénaturer la qualité environnementale de ce site dédié aux sports et aux loisirs.
  • La construction de nouveaux logements à la place de la gendarmerie n’occasionnerait à priori pas de nuisances directes, on peut donc raisonnablement être favorable à ce projet. Par contre ce qui pose problème c’est le déplacement de la gendarmerie dans les locaux de Haute Plage. Comment être réactifs et mener des interventions d’urgences alors que pour sortir du quartier il faut traverser une zone à 30 km/heure, comment faire pour ne pas mettre en danger les usagers. D’autre part, le commissaire enquêteur souligne : « sont interdits tout projet de construction d’établissement à caractère stratégique tels que caserne de pompiers, gendarmerie, dans cette zone identifiée comme inondable par le PPRI ».
  • Validée également par le groupe majoritaire, la construction d’un immeuble de 2 étages, sur le parking en face de la cave de Haute Plage, qualifié de « petite surface » par la municipalité. Ce projet suscite de nombreuses réserves et fait l’objet d’une pétition signée par plus de 500 personnes. C’est une nuisance pour les villas avoisinantes, mais aussi pour tout ce quartier calme et résidentiel.  La circulation va fatalement augmenter, car, à moins d’interdire l’usage de la voiture aux 64 nouveaux logements prévus dans ce secteur, on ne voit pas comment pourra être réglé ce problème, aggravé par les interventions de la gendarmerie. Quant au parking crée à la place du petit bois de pins dans ce secteur, la municipalité a vite fait de répondre que les arbres sont malades et qu’il faut les abattre, voilà une maladie qui arrive à point nommé et qui arrange bien les projets. Vraiment quel avenir peu réjouissant pour ce quartier !
  • La construction d’un immeuble au grand travers est rejetée par l’ensemble des propriétaires riverains de cette zone. Il semblerait qu’ils aient fait une contre-proposition et auraient validé la construction d’un immeuble d’un seul étage, mais la mairie n’a pas retenu cette proposition.
  • La construction d’un parking silo face au Pasino est validée, véritable verrue en entrée de ville. De plus ce PLU ne prend malheureusement pas en compte le problème du développement des pistes cyclables, ce qui devrait faire partie des priorités d’une « ville parc » qui se dit soucieuse de son environnement et des déplacements doux. Et pas une ligne non plus,  sur les nouveaux équipements fatalement  nécessaires à une augmentation de la population. Le maire veut rajeunir La Grande Motte, très bien ! Alors il va falloir  prévoir une nouvelle crèche, une nouvelle école mais sur quels terrains ?

 

Reste un point particulier que notre association a soulevé et qui concerne le secteur UD (globalement le secteur des villas) Dans le texte tel que nous avons pu le lire avec le commissaire enquêteur, il est stipulé que l’implantation d’une construction devra se faire à 3 m des limites du terrain, ce qui implique l’interdiction de construire en mitoyenneté. Avec de telles dispositions 90 % des villas de La Grande Motte n’auraient pu être construites, or on remarque à l’heure actuelle que des maisons se vendent pour être démolies et reconstruites. Avec la nouvelle réglementation, la maison qui était mitoyenne à l’origine, ne pourra être reconstruite en limites séparatives. Le commissaire enquêteur préconise d’ailleurs, d’autoriser une dérogation d’implantation dans le cas où la construction viendrait s’appuyer sur la construction voisine elle-même en limite séparative et de revenir à la réglementation de l’ancien POS (Plan d’Occupation des Sols).  Le maire n’a pas tenu compte des préconisations du commissaire enquêteur, ce qui est très dommageable. On ne  peut que déplorer ces nouvelles dispositions, qui  sont très restrictives et sans aucun fondement.

En conclusion, l’Association Agir pour l’Avenir que je représente au Conseil Municipal après une profonde analyse de ce projet m’a mandaté pour voter contre l’approbation de ce PLU. La raison principale étant le fait que la municipalité n’a pas tenu compte de l’avis majoritairement désavoué de la population, ni des différentes recommandations du commissaire enquêteur. Ce PLU n’apporte que des solutions inadaptées à court terme et engendre de  nombreux problèmes. Les enjeux des décennies à venir ne seront pas de trouver quelques bouts de terrains pour construire encore et encore, mais il va nous falloir protéger l’existant contre la montée des eaux, la fragilisation du littoral, l’effacement du trait de côte et les phénomènes météorologiques de plus en plus violents liés au réchauffement climatique. Cette approbation du PLU par le groupe majoritaire au conseil municipal fera manifestement, du fait qu’il soit opposable aux tiers, l’objet de nombreux recours.

 

Sylvie BERGER

 



Ajouté le 07/04/2017 par le lien - 0 réaction

 

 

L'association Agir Pour l'Avenir et Sylvie BERGER vous font prendre connaissance des remarques remises

au Commissaire Enquêteur sur le

Plan Local d'Urbanisme de La Grande Motte

 

Remarques de l’Association AGIR POUR l’AVENIR

Récoltés auprès de ses adhérents sous la présidence de Mme Sylvie BERGER et à l’intention de Mr Le Commissaire Enquêteur concernant le PLU de La Grande Motte

 

Notre association Agir pour l’Avenir souhaite porter à votre connaissance certaines incohérences que nous avons pu relever dans le projet de PLU,  proposé par monsieur Stephan Rossignol maire de La grande Motte.

En premier lieu, nous souhaiterions revenir sur les conditions de cette enquête publique, et notamment le calendrier mis en place. A cette période de l’année, la quasi-totalité des propriétaires de résidences sont absents et ne pourront pas s’exprimer, alors qu’ils sont concernés par le choix qu’ils ont fait de La Grande Motte, les impôts auxquels ils sont soumis, et la valeur de leur patrimoine. Cette enquête ne touchera que peu de résidents et ne sera donc qu’un pâle reflet des attentes  réelles de l’ensemble de la population.

Nous ne comprenons pas pourquoi ce PLU n’intègre plus le projet ville/port et ses 500 logements autour du port,  alors que le maire vient de réaffirmer la continuité de ce projet à la cérémonie des vœux, projet auquel les grand-mottois dans leur grande majorité ne sont pas favorables. En effet, Jean Balladur, dans sa conception de la ville et particulièrement du port, a réalisé un équilibre architectural dimensionnel et proportionnel entre le nombre, la répartition des immeubles et les  constructions autour de celui-ci.

Mainte fois il déclarait à l’époque où il était encore en vie,  la place majeure du port et de son environnement dans la réalisation de son œuvre. Et précisait à ce propos, que cet ensemble port/immeubles était « fini » et ne méritait pas d’extension tant en matière de construction que d’agrandissement, au risque majeur d’en modifier l’équilibre et de ce fait, perdre la conception architecturale originelle d’un port ouvert sur la mer. Déjà,  le projet de reconstruction de l’hôtel Azur et du restaurant Michel Alexandre pour une hauteur de 12m vient modifier cette perspective.  Si ce projet était toujours envisagé il n’alimenterait que la spéculation immobilière, certains gros groupes de promoteurs semblent déjà en attente. L’absence de ce projet dans le PLU serait un signe heureux d’abandon de celui-ci, mais nous savons qu’il n’en est rien.

De ce fait,  nous nous interrogeons sur l’authenticité et la sincérité de ce projet de PLU, en effet il y a différence de discours entre les propos du maire et le contenu de celui-ci.

Autre élément de réflexion : nous sommes inquiets car ce PLU n’est pas en adéquation ni avec le SCOT ni avec le PADD qui fixent les objectifs de La Grande Motte en matière d’urbanisme et pour lesquels le maire s’est engagé : à savoir 13OO logements supplémentaires, ce qui nous parait complètement irréfléchi devant la disponibilité des réserves foncières quasi inexistantes. De plus, encore là, le risque envisagé de déclasser des zones d’espaces verts, éléments majeurs de la qualité de notre cadre de vie, serait encore une fois une insulte au rapport,  entre les espaces verts et la répartition architecturale judicieuse des bâtiments dans ces espaces voulu par Jean Balladur.  D’autant plus que sur certains espaces naturels la possibilité d’implanter des aires de stationnement est prévue, avec pour  conséquence l’imperméabilisation par minéralisation des terrains, aggravant de ce fait les risques d’inondation par manque d’absorption naturelle des eaux de pluies.

 Le  parc immobilier est totalement inadapté et compte pratiquement  5/6 de logements souvent inoccupés. La réalisation de nouvelles constructions amènerait, non pas une nouvelle population, mais un transfert de la population actuelle occupant des petites surfaces vers ces nouveaux logements plus adaptés,  avec pour résultat, d’accroître encore le nombre de logements vacants.

Nous sommes une ville à vocation touristique, mais les habitudes changent, et notre offre de logements est disproportionnée par rapport à la demande, il va donc être nécessaire à terme, de revoir entièrement la restructuration de notre ville et ce n’est pas en construisant à outrance que ce problème sera résolu. Toutes les villes touristiques littorales sont confrontées à ce même problème, surtout celles proches d’une grosse agglomération, avec une demande d’habitation à l’année en hausse.  L’état doit s’impliquer dans la recherche de solutions,  plutôt que d’imposer à notre ville un accroissement de la population et une mixité sociale,   sachant que nous avons un nombre non négligeable de résidences à caractère social, pour exemple : Les Gîtes Familiaux, la Résidence Bernard de Ventadour, l’Ensoleillade etc… Nous attendons du Maire qu’il saisisse les pouvoirs publics sur cette problématique. Il ne s’agit pas de trouver quelques parcelles de terrain où quelques parkings pour construire quelques logements, nous sommes face à un problème de fond qui dépasse un projet restreint et peu ambitieux. A cela s’ajoute le risque majeur de l’effacement du trait de côte et la montée des eaux maritimes, voilà ce qui risque véritablement d’engager l’avenir de nos générations,  si nous ne faisons rien et continuons à n’avoir que cette petite vision à court terme.

La solution potentielle, mais elle demande une politique volontariste, serait d’envisager sur le moyen ou long terme la requalification de l’existant, comme il est d’ailleurs préconisé dans le SCOT, par le regroupement de petits logements la plupart du temps inoccupés, afin de doter La Grande Motte d’un habitat adapté et rénové,  ce qui éviterait ce projet de nouvelles constructions. Projet majeur et compliqué, tant sur le plan du remembrement que sur le plan financier associé. L’état s’intéressant actuellement au niveau national des vacances immobilières,  devrait nécessairement s’impliquer de la même manière qu’il s’est impliqué politiquement,  en faisant sortir de terre cette ville touristique qu’est La Grande Motte,  pour endiguer dans les années 70 le flux touristique de vacanciers vers l’Espagne.

L’Etat devrait prendre ses responsabilités par rapport à ce qu’il a engendré il y a 40 ans en sous estimant les contraintes actuelles liées à l’évolution des besoins en matière de logements. Il faut que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de leur responsabilité.  Ils doivent tenir compte dans les textes, des spécificités de nos villes littorales initialement dédiées au tourisme et cessent de se décharger sur ces municipalités en leur imposant des changements radicaux qu’elles ne peuvent plus assumer sans mettre en péril l’avenir de leur ville et de leur population.

                                                                            La Grande Motte le 02 Février 2017

                                                                             La Présidente Sylvie BERGER

 



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Le Maire et la folie des grandeurs

 

Après cette période festive où chacun et chacune ont pu se détendre nous revenons aux affaires et particulièrement celles de notre ville

La majorité des candidats aux futures élections présidentielles prône avec insistance une mise en œuvre d’une politique d’économie en matière de dépenses, particulièrement sur celle des effectifs des collectivités territoriales.

A La Grande Motte on a tout faux. En effet, notre maire, ne tenant pas compte de ces directives, particulièrement évoquées par son candidat préféré pour les présidentielles, a encore fait une inflation des effectifs de la mairie, et pas des moindre celle des directeurs.

Que se passe-t-il ?

Le Directeur Général des Services en place vient de prendre sa retraite bien mérité, donc on envisage son remplacement : logique ! Mais il faut savoir qu’un DGS est un cadre d’une catégorie élevée ayant une formation et une expérience poussée en matière de gestion administrative.

Que décide le maire, ça n’est pas de recruter une personne de cette compétence, mais de mettre son Chef de Cabinet à ce poste. Lequel chef de cabinet n’ayant absolument pas la formation et l’expérience administrative pour cette fonction mais, malgré tout, bénéficie du grade de la fonction publique le plus élevé c’est-à-dire « Cadre A échelon maximum ». Estimons son salaire annuel de l’ordre de 120.000 euros par an !

Mais alors comment faire pour que ce nouveau DGS ex chef de cabinet puisse exercer avec compétence sa fonction ? Eh bien, on vous le donne en mille, on embauche un nouveau directeur pour l’assister ayant le titre de Directeur Général des Services Adjoint (DGA) à compétence administrative, poste lui aussi au grade identique mais d’indice légèrement inférieur, estimons le salaire nouveau que les contribuables grand-mottois devront prendre à charge de l’ordre de 100.000 euros par an.

Bien sûr le poste de Directeur de Cabinet laissé vacant par le DGS sera occupé par la Directrice de la Communication qui couvre en même temps les deux fonctions, cela devrait aussi mériter augmentation de salaire…

Bref, notre ville semble vraiment être un modèle de bonne gestion… Rappelons quand même que les effectifs comportent maintenant :

- Un   Directeur Général des Services

- Un   Directeur des Services Adjoint

- Une Directrice de Cabinet

- Une Directrice des Services Techniques

- Un   Directeur de Station

- Un   Directeur des Sports

- Un   Directeur du Patrimoine

Quand on pense que La Grande Motte est une ville très moyenne avec ses 8900 habitants permanents et surtout appartenant à une intercommunalité en la Communauté d’Agglomération des Pays de l’Or ou il a été transféré bon nombre de services que la municipalité ne gère plus comme : la petite enfance, la crèche, le Grand Bleu etc… N’y aurait-il pas une position plus économiquement raisonnable de la gestion des effectifs ?

Grand-mottois encore une fois préparez-vous à payer.



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