Rififi au conseil municipal

 

Chaud le dernier Conseil Municipal du 26 Juin à La Grande Motte

Sylvie BERGER vous raconte

 

 

 

C’est dans une ambiance électrique et agressive, que s’est déroulé ce conseil municipal qui comportait 46 questions à l’ordre du jour. La salle était pleine, certains n’ayant pu entrer,  tant on se bousculait pour assister au spectacle. D’un point de vue théâtral  le public n’a pas été déçu,  les acteurs étaient en forme,   les  attaques personnelles succédaient aux insultes. 

Véritable cacophonie, où tout le monde parlait en même temps essayant de se faire entendre, avec un  chef d’orchestre qui  avait bien du mal à faire régner l’ordre.  Difficile dans ces conditions de rester serein.

Je ne ferais pas le résumé de ce conseil, mais pour ma part, j’ai essayé de préserver l’objectivité qui manquait à certains. Je n’évoquerai que 2 points:

L’un concerne l’attribution de subventions  aux associations, l’autre : les comptes administratifs.

- Concernant les subventions aux associations, il semblerait qu’il y ait des différences de traitements, et pourtant j’ai rappelé qu'aujourd’hui comme hier,  les associations ont toujours présenté un budget prévisionnel,  c’est au vu de ce document que le maire a toujours déterminé la subvention.

Cependant, on s’aperçoit qu’une association qui organise une compétition régionale,  perçoit une subvention d’environ 25 % du montant de son budget et qu’une association qui organise une manifestation de dimension nationale : un Championnat de France,  perçoit à peine  3 % de son budget global !

On peut se demander si les critères d’attribution sont bien cohérents. Bien sûr,  nous comptons sur Thierry BOUVAREL  et sa grande capacité à s’investir,  pour rétablir une grille de critères objectifs,   de manière à traiter les associations avec équité. Nous mesurerons là son efficacité !

- Concernant les Comptes Administratifs (bilan réel des dépenses et des recettes de l’année concernée),  malgré un exposé optimiste mais peu convaincant sur la pseudo bonne santé financière de la ville,  d'un soi-disant spécialiste en la personne de Brice BONNEFOUS,  je faisais remarquer que le budget de la ville ne disposait d’aucun autofinancement,  pour pouvoir investir en évitant d'augmenter les impôts.

En effet, la marge budgétaire vivait depuis 6 ans sur l’augmentation d’impôts de début de mandat (+19% en 2009), et sur l’héritage laissé par l ‘ancienne municipalité (achèvement du point Zéro), ainsi que sur la vente du terrain de la Prairie du Golf (qui n’a d’ailleurs plus rien d’une prairie !). Comme il n’y a plus rien à vendre, il faudra vivre sans cette manne providentielle, en ne comptant que sur des recettes courantes.

De plus le projet immobilier du camping des Houillères est tombé à l’eau, pour cause de PPRI (risques d'inondations). Peut-être le maire et son équipe ont-ils envisagé de vendre l’Hôtel de Ville, où de carrément transférer  La Grande Motte à la Communauté d'Agglomération? Non! Seule solution: il va falloir faire des économies drastiques, ce qui n’est pas le fort de notre maire,  surtout en matière de cocktails, fêtes et cérémonies, communication…Lignes budgétaires  en perpétuelle augmentation.

Il faut dire que chaque nouveau bout de trottoir est prétexte à inauguration ! Je soulignais également en séance,  que si la ville était soi-disant en excédent et en bonne santé financière, je me demandais bien pourquoi il n’y avait pas d'animations estivales comme: les scènes d’été, ni de concerts, bref, rien à l'affiche  au motif qu’il n’y avait pas de budget.

Et pourquoi avoir réuni les employés municipaux pour leurs dire qu’il n’y aurait pas de prime  pour le même motif ? Pas de budget…

Devant tant d’incohérence et de manque de  sincérité, j’ai voté contre ces Comptes Administratifs qui comportaient  trop  de zones d'ombre.

Quant au budget supplémentaire de l’Office de Tourisme et du Palais des Congrès,  j’interpellais notre expert financier : Brice BONNEFOUS, concernant certaines lignes budgétaires en augmentation ( frais  de nettoyage des locaux, réceptions, divers  etc..), ce dernier, bien dépourvu n’avait que peu  ou pas de réponse, quoique revenait sans cesse en leitmotiv,  ce fameux salon du multicoques, qui, à lui seul, semblait  être la seule  réponse valable pour le Maire et son adjoint,   expliquant d'après eux  ces dérives budgétaires.

Tout cela étant traité avec beaucoup de légèreté, fouillis et  manque de rigueur flagrant,  ce qui ne sied guère à cette assemblée, surtout quand les débats concernent l'argent du contribuable, et que les questions cruciales comme celles qui relèvent du budget de la ville, doivent être abordées avec sérieux et compétence.

 

Sylvie BERGER



Ajouté le 02/07/2014 par Le Lien - 0 réaction

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