Le PLU de La Grande Motte à la loupe

 

 

Certains aspects du PLU de La Grande Motte(plan local d’urbanisme) à la loupe.

 

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle d’une commune,  établit un projet global d’urbanisme et d’aménagement. Un document qui va donc permettre aux maires de transformer certaines zones de terrains non bâtis en zones constructibles.

Dans son projet de PLU, le maire envisage pour la Grande Motte la construction de 1700 logements soit une augmentation de la population d’environ 4000 habitants pour répondre, semble-t-il, à un déficit de logements sociaux et permettre à des jeunes couples d’accéder à la propriété.

 Il est évident que cette augmentation de la population aura pour conséquences, entre-autre,  la création de nouveaux équipements tels crèches et écoles et infrastructures de services. Quand on sait que La Grande Motte ne dispose plus de réserve foncière on se demande bien où l’on va pouvoir encore construire de nouveaux immeubles et les nouveaux équipements nécessaires à cet accroissement de la population.

 Mais en regardant de plus près  ce fameux PLU,  dans  le document  intitulé « éléments de structuration », on observe (à la loupe) de nombreuses zones entourées de pointillés rouges ayant pour légende : zone de potentiel de densification urbaine, en clair : futures  zones  constructibles.

Ces petits pointillés, il y en a à peu près dans tous les quartiers. Pour ne citer en exemple :  le parking de la Grande Pyramide, du Fidji de l’Eden,  l’ensemble des quais du port, mais aussi le parking de super U, le parking du Ponant côté des résidences du Golf etc … Devant ces éventuels projets d’urbanisation les habitants de ces quartiers ont fait part de leur inquiétude aux élus sans obtenir de réponse précise et cohérente d’où un mécontentement général.  Les seuls  qui seraient en droit de se réjouir ce sont les promoteurs immobiliers et la municipalité qui trouve là le moyen de remplir les caisses vides par des  nouvelles recettes en vendant ces terrains.

Le maire voudrait-il renouer avec l’image béton qu’il aura fallu des années à se défaire ? Le même voudrait-il par ces possibilités d’extension d’immeuble détruire un cadre de vie environnemental dont beaucoup nous envient ?  Quant à l’esprit d’équilibre architectural de Jean Balladur dont il se disait le garant, il semble depuis longtemps oublié de nos édiles.  Le théâtre de verdure a même été transformé en parking, l’avenue de l’Europe et de Melgueil rappellent un jeu de quille.  De plus cette urbanisation tombe bien mal dans une actualité dramatique de risques climatiques, référence faite aux inondations de la côte d’Azur et de ses nombreuses  victimes.

Tous les architectes urbanistes interrogés sur le sujet  mettent en cause,  entre-autre,  une trop forte urbanisation qui empêche lors de phénomènes météo hors norme, mais malheureusement de plus en plus fréquents, l’écoulement de l’eau par l’absence d’espaces naturels absorbants.   Une situation qui, si le maire persistait dans son projet, serait malheureusement un scénario possible pour notre ville.  Quant au classement en catastrophe naturelle de la journée du 23 aout 2015 elle ne dédouane pas le maire des erreurs passées en matière de prévention, qui plus est des erreurs à venir. Que dire d’un maire qui, malgré les avertissements, persiste à vouloir construire à outrance sans tenir compte des opinions justifiées des riverains de ces zones potentielles. Vraiment un comportant qui frise l’inconsciente et l’irresponsabilité.

Dans ce contexte, nous vous le rappelons : un schéma directeur apportant des solutions aux risques d’inondation liés aux pluies abondantes avait été élaboré en 2007 sous l’initiative de l’équipe Dunoyer préconisant dans le détail les aménagements pouvant sérieusement améliorer les risques liés aux évènements climatiques. Ce schéma directeur semble avoir été abandonné dans sa mise en œuvre.

Il serait temps que nos édiles réagissent et reconsidèrent les projets d’extension en urbanisme évoqués dans ce PLU. La Grande Motte a été parfaitement dimensionné en matière de constructions. Les espaces naturels sont un cadre de vie inaliénable et ses habitants souhaitent y vivre en toute harmonie et tranquillité.



Ajouté le 21/10/2015 par Le Lien - 0 réaction

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