L'affaire des aires à déchets verts la suite

 

 

Entrevue avec Mr CAREIL Directeur Général des Services et Sophie REYNAUD Directrice des Services Techniques en mairie de La Grande Motte au sujet de la suppression des aires à déchets végétaux dans le quartiers de villas

 

 

Après le projet de bétonisation de La Grande Motte et du port, le maire ne sachant plus quoi inventer pour mécontenter ses administrés, vient de mettre au pied du mur les habitants des quartiers des villas, en modifiant de manière radicale la collecte des déchets verts.

 Poussés par cette insatisfaction générale, en tant qu’élue d’opposition et devant le nombre de personnes m’ayant interrogé, j’ai demandé un rendez-vous auprès du Directeur Général des Services Mr Careil et Sophie Reynaud Directrice des Services Techniques. Pour rappel : La Grande Motte est une ville atypique avec des espaces verts privés importants, c’est ainsi que l’a voulu Jean Balladur en imposant dans le cahier des charges des jardins privés clôturés par des haies végétales et des paddocks en bois. La normalité a toujours été de déposer les déchets verts, dans les espaces prévus à cet effet bon nombre de placettes.

Donc lors de cette rencontre notre question principale portait sur les motivations qui avaient poussé le maire à modifier fondamentalement l’organisation de la collecte des déchets verts. Il nous a été répondu que l’entreprise Nicollin, attributaire du marché depuis 1974, s’est plainte auprès de la mairie de l’augmentation volumineuse des déchets verts dans les villas, et ce, depuis 5 ans, d’où la nécessité pour l’entreprise d’augmenter le temps de travail, donc d’augmenter le montant du marché spécifique à l’enlèvement des déchets verts de 70 000 euros à 100 000 euros par an.

 Cette augmentation des volumes serait le fait de professionnels, qui viendraient de l’extérieur de la ville. Tout cela me semble complètement infondé. De ma propre expérience et des témoignages d’autres habitants des villas, personne n’a remarqué des professionnels déversant des déchets verts venus de communes environnantes ou de je ne sais où.  Je faisais remarquer que, depuis 5 ans, il n’y avait pas eu d’autres constructions de villas, que le nombre et la surface des jardins n’avaient pas augmenté, et que la pelouse ne poussait pas plus vite !  

Que par conséquent je mettais en doute cet argument qui ne s’appuyait que sur les constatations de l’entreprise Nicollin. Je précisais que les grand-mottois payaient de plus en plus d’impôts (+ 8% taxe foncière 2016 et + 7 % taxe d’habitation 2016) pour de moins en moins de service.

 Propos vite balayés par Mr Careil, et ce avec une désinvolture déconcertante, me demandant de ne pas utiliser cet argument avec lui ! Incroyable, quand on sait que dans notre ville, la moyenne d’âge est de 64 ans donc beaucoup de retraités qui voient leurs impôts augmenter, avec à la clef une diminution de leur pouvoir d’achat, assortie d’une diminution des services à la population.

 On nous nous annonce également que les responsables des quartiers et le conseil des sages avaient été consultés, et qu’ils étaient tous favorables à ces nouvelles mesures, je faisais remarquer que la grogne était générale dans les quartiers et que la mairie faisait de l’angélisme, bien loin de la réalité du terrain.

Quant à ce nouveau marché on m’a dit qu’il était passé en conseil municipal en septembre 2016, alors qu’il n’y a pas eu de conseil en septembre ! A ce jour, après avoir demandé un complément d’information en mairie, je ne sais toujours pas quand a été passé ce marché avec Nicollin et à quelles conditions. Quant à l’arrêté qui fixe les modalités de ce nouveau fonctionnement et l’amende de 450 euros pour dépôt illicite, il est lui aussi inaccessible.

En conclusion, cette décision a été prise sur une hypothétique augmentation des volumes des déchets verts depuis 5 ans, on peut se demander pourquoi uniquement depuis 5 ans, une incompréhension de plus ! Les arguments de l’entreprise Nicollin, qui, s’ils ont convaincu le maire, ne provoquent que scepticisme en ce qui concerne la population, sans parler de la complexité des problèmes de mise en œuvre sur le terrain. A ce jour les aires de déchets verts sont pleines, les grand-mottois font de la résistance et ça n’est certainement pas prêt de s’arrêter. Du reste un collectif dénonçant cette décision serait en préparation.



Ajouté le 03/11/2016 par Le Lien - 0 réaction

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