Le Plan Local d'Urbanisme de LGM

 

 

L'association Agir Pour l'Avenir et Sylvie BERGER vous font prendre connaissance des remarques remises

au Commissaire Enquêteur sur le

Plan Local d'Urbanisme de La Grande Motte

 

Remarques de l’Association AGIR POUR l’AVENIR

Récoltés auprès de ses adhérents sous la présidence de Mme Sylvie BERGER et à l’intention de Mr Le Commissaire Enquêteur concernant le PLU de La Grande Motte

 

Notre association Agir pour l’Avenir souhaite porter à votre connaissance certaines incohérences que nous avons pu relever dans le projet de PLU,  proposé par monsieur Stephan Rossignol maire de La grande Motte.

En premier lieu, nous souhaiterions revenir sur les conditions de cette enquête publique, et notamment le calendrier mis en place. A cette période de l’année, la quasi-totalité des propriétaires de résidences sont absents et ne pourront pas s’exprimer, alors qu’ils sont concernés par le choix qu’ils ont fait de La Grande Motte, les impôts auxquels ils sont soumis, et la valeur de leur patrimoine. Cette enquête ne touchera que peu de résidents et ne sera donc qu’un pâle reflet des attentes  réelles de l’ensemble de la population.

Nous ne comprenons pas pourquoi ce PLU n’intègre plus le projet ville/port et ses 500 logements autour du port,  alors que le maire vient de réaffirmer la continuité de ce projet à la cérémonie des vœux, projet auquel les grand-mottois dans leur grande majorité ne sont pas favorables. En effet, Jean Balladur, dans sa conception de la ville et particulièrement du port, a réalisé un équilibre architectural dimensionnel et proportionnel entre le nombre, la répartition des immeubles et les  constructions autour de celui-ci.

Mainte fois il déclarait à l’époque où il était encore en vie,  la place majeure du port et de son environnement dans la réalisation de son œuvre. Et précisait à ce propos, que cet ensemble port/immeubles était « fini » et ne méritait pas d’extension tant en matière de construction que d’agrandissement, au risque majeur d’en modifier l’équilibre et de ce fait, perdre la conception architecturale originelle d’un port ouvert sur la mer. Déjà,  le projet de reconstruction de l’hôtel Azur et du restaurant Michel Alexandre pour une hauteur de 12m vient modifier cette perspective.  Si ce projet était toujours envisagé il n’alimenterait que la spéculation immobilière, certains gros groupes de promoteurs semblent déjà en attente. L’absence de ce projet dans le PLU serait un signe heureux d’abandon de celui-ci, mais nous savons qu’il n’en est rien.

De ce fait,  nous nous interrogeons sur l’authenticité et la sincérité de ce projet de PLU, en effet il y a différence de discours entre les propos du maire et le contenu de celui-ci.

Autre élément de réflexion : nous sommes inquiets car ce PLU n’est pas en adéquation ni avec le SCOT ni avec le PADD qui fixent les objectifs de La Grande Motte en matière d’urbanisme et pour lesquels le maire s’est engagé : à savoir 13OO logements supplémentaires, ce qui nous parait complètement irréfléchi devant la disponibilité des réserves foncières quasi inexistantes. De plus, encore là, le risque envisagé de déclasser des zones d’espaces verts, éléments majeurs de la qualité de notre cadre de vie, serait encore une fois une insulte au rapport,  entre les espaces verts et la répartition architecturale judicieuse des bâtiments dans ces espaces voulu par Jean Balladur.  D’autant plus que sur certains espaces naturels la possibilité d’implanter des aires de stationnement est prévue, avec pour  conséquence l’imperméabilisation par minéralisation des terrains, aggravant de ce fait les risques d’inondation par manque d’absorption naturelle des eaux de pluies.

 Le  parc immobilier est totalement inadapté et compte pratiquement  5/6 de logements souvent inoccupés. La réalisation de nouvelles constructions amènerait, non pas une nouvelle population, mais un transfert de la population actuelle occupant des petites surfaces vers ces nouveaux logements plus adaptés,  avec pour résultat, d’accroître encore le nombre de logements vacants.

Nous sommes une ville à vocation touristique, mais les habitudes changent, et notre offre de logements est disproportionnée par rapport à la demande, il va donc être nécessaire à terme, de revoir entièrement la restructuration de notre ville et ce n’est pas en construisant à outrance que ce problème sera résolu. Toutes les villes touristiques littorales sont confrontées à ce même problème, surtout celles proches d’une grosse agglomération, avec une demande d’habitation à l’année en hausse.  L’état doit s’impliquer dans la recherche de solutions,  plutôt que d’imposer à notre ville un accroissement de la population et une mixité sociale,   sachant que nous avons un nombre non négligeable de résidences à caractère social, pour exemple : Les Gîtes Familiaux, la Résidence Bernard de Ventadour, l’Ensoleillade etc… Nous attendons du Maire qu’il saisisse les pouvoirs publics sur cette problématique. Il ne s’agit pas de trouver quelques parcelles de terrain où quelques parkings pour construire quelques logements, nous sommes face à un problème de fond qui dépasse un projet restreint et peu ambitieux. A cela s’ajoute le risque majeur de l’effacement du trait de côte et la montée des eaux maritimes, voilà ce qui risque véritablement d’engager l’avenir de nos générations,  si nous ne faisons rien et continuons à n’avoir que cette petite vision à court terme.

La solution potentielle, mais elle demande une politique volontariste, serait d’envisager sur le moyen ou long terme la requalification de l’existant, comme il est d’ailleurs préconisé dans le SCOT, par le regroupement de petits logements la plupart du temps inoccupés, afin de doter La Grande Motte d’un habitat adapté et rénové,  ce qui éviterait ce projet de nouvelles constructions. Projet majeur et compliqué, tant sur le plan du remembrement que sur le plan financier associé. L’état s’intéressant actuellement au niveau national des vacances immobilières,  devrait nécessairement s’impliquer de la même manière qu’il s’est impliqué politiquement,  en faisant sortir de terre cette ville touristique qu’est La Grande Motte,  pour endiguer dans les années 70 le flux touristique de vacanciers vers l’Espagne.

L’Etat devrait prendre ses responsabilités par rapport à ce qu’il a engendré il y a 40 ans en sous estimant les contraintes actuelles liées à l’évolution des besoins en matière de logements. Il faut que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de leur responsabilité.  Ils doivent tenir compte dans les textes, des spécificités de nos villes littorales initialement dédiées au tourisme et cessent de se décharger sur ces municipalités en leur imposant des changements radicaux qu’elles ne peuvent plus assumer sans mettre en péril l’avenir de leur ville et de leur population.

                                                                            La Grande Motte le 02 Février 2017

                                                                             La Présidente Sylvie BERGER

 



Ajouté le 04/02/2017 par Le Lien - 0 réaction

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