Compte rendu du Conseil Municipal du 12/04/2017

 

Résumé du dernier Conseil Municipal du 12 Avril 2017 et de  mon intervention sur le rapport financier du cabinet "Finances Actives"

 

Pour commencer : un petit rappel.

 

En 2014 alors que la campagne pour les municipales battait  son plein, nous avions en tant que membre de l’opposition, demandé au maire le rapport  établi par le bureau d’études « Finances Actives » concernant l’état des finances de la ville. Ce n'est qu'après de multiples interventions et notamment auprès du tribunal administratif que le document nous a enfin été remis. A sa lecture nous avons vite compris ce manque de réactivité de la part de notre édile… La situation financière  était catastrophique et aurait sans nul doute influencé le résultat des dernières élections municipales, alors que depuis 2008, nous mettions en garde le maire sur la nécessité de mener enfin une politique d'économies budgétaires dans une volonté de protéger le contribuable grand-mottois.

La situation des finances de la ville était critique avec une augmentation constante des charges de fonctionnement, une absence d'autofinancement dégradant nos capacités d’investir et une situation financière également dégradée masquée par des recettes exceptionnelles, car qui dit recettes exceptionnelles (exemple vente de terrains), dit aucune ressource de même nature à moyen et long terme.

Nous avons donc demandé récemment le nouveau rapport établi par cet organisme indépendant « Finances Actives » pour la période qui nous intéresse aujourd'hui, il nous a été remis, cette fois, dans un délai convenable et sans problème, il faut dire que la situation actuelle est bien différente qu'en 2014.

Quoiqu'il en soit après avoir reçu et pris connaissance des éléments en notre possession nous avons pu constater que : soit par nos préconisations incessantes, soit par l'électrochoc des baisses substantielles des dotations budgétaires de l'état, la situation financière de la ville s'était améliorée. Les dépenses de fonctionnement semblent maîtrisées sauf celles de la masse salariale, c’est-à-dire du personnel (alors que de nombreux services et équipements ont été transférés à l'agglomération avec du personnel). On peut donc raisonnablement considérer que la situation actuelle est meilleure en espérant toutefois que ces efforts ne nuisent pas au service public, car il est bon de préciser en matière d’emploi municipal que le « service public » a comme mission un « service au public » , ce qui ne semble pas être le cas  concernant, entre-autre,  la collecte des déchets verts.

A ce stade de mon intervention je souhaite faire une mise point : mon analyse en tant que membre de l’opposition qui se veut constructive,  n'a rien de complaisante, ce n'est qu'une question d'honnêteté, je n'ai pas été élue pour être une marionnette au conseil municipal, et être systématiquement contre tout, en ayant comme seul objectif je ne sais quelle vengeance personnelle à assouvir. Mon rôle dans l'opposition doit être rationnel, même si je dois le dire, on ne m'en donne guère les moyens. Je continuerai pourtant à  être au service des grand-mottois avec honnêteté et discernement, je le dois à mes électeurs.

Pour en finir avec cette analyse financière on constate néanmoins une pression fiscale en progression (regarder et comparez votre feuille d’impôts locaux depuis plusieurs années), avec une dégradation probable en fin de ce mandat du fait d'un important recours à l'emprunt pour financer les investissements  qui n'aura d'autre effet que de laisser au prochain maire une situation financière difficile avec une marge de manœuvre extrêmement réduite pour mettre en place une politique nouvelle et ambitieuse pour La Grande Motte. De toute façon ce choix politique vous est soumis et cela mérite une prise de conscience de nos concitoyens. Sachez que je suis vigilante sur les actions de l’équipe municipale et, bien sûr, ne manquerai pas de vous en faire les commentaires.

Quant au résultat du premier tour des élections présidentielles sur La Grande Motte, il traduit toujours un fort électorat à droite, mais hélas un peu dispersé, avec les conséquences comme l’écrivait La Fontaine dans son poème sur les Voleurs et l’Ane :

 

« Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron

De nul d'eux n'est souvent la Province conquise :
Un quart Voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du Baudet 
»

 

Quel visionnaire… On y est !

                                                                                                                                              Sylvie BERGER



Ajouté le 26/04/2017 par le lien - 0 réaction

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